Blackalicious, so delicious

Vous êtes un fan inconditionnel de hip-hop ? Alors je suis aussi sûre que vous étiez, le jeudi 15 octobre, présent au premier rang du concert des Blackalicious. Enfin ça, c’est aussi si vous suivez méticuleusement les actus et les évènements super-trop-méga-cools proposés par votre BDA d’enfer (cc Baptiste oublie pas ma réduction sur les droits d’inscription). Dans le cas contraire, vous étiez certainement en train de vous morfondre dans votre appartement de 12m² tout en maudissant votre prof de HPI de vous avoir donné un sujet d’exposé qui nécessitait de lire tous les textes de cette année et de la précédente. Bref, on compatit, mais nous on y était, alors on va dire que vous y étiez aussi. D’ailleurs, après avoir lu cet article, vous pourrez faire comme si vous étiez présents en calant ici et là quelques petites anecdotes (malin, hein ?), en faisant genre « mais si j’étais là, c’était moi le VIP derrière le rideau, à coté du mec au synthé, jte jure whallah c’est vrai ». Non Jean-Marie, vous n’êtes pas obligés de dire « wallah ».
Donc, revenons à nos moutons – même si en réalité, le type avait ce jour-là décidé de porter des lunettes qui se rapprochaient plus des yeux de mouches, étrangeté vestimentaire méticuleusement analysée par notre spécialiste de la mode, Dana. Ce groupe au nom si particulier, mélange de « black » (note à destination des groupes 3 et 4, ça veut dire « noir ») et de « delicious » (là c’est vraiment que vous le faites exprès), est originaire de Sacramento, en Californie. Vous vous demandez pourquoi un groupe de hip-hop américain qui se produit habituellement à Seattle a accepté de jouer dans la petite ville morte et bourgeoise de Saint-Germain-en-Laye (NDLR : on ne cautionne rien du tout)? Nous aussi. C’est d’ailleurs une question qui continue de hanter Baptiste, aka le pres’ du BDA, et qui l’empêche de dormir : « non mais sérieux quoi, les mecs jouent à Seattle en temps normal ». Ce fut d’ailleurs son principal argument de vente, nous conseillant subtilement « euh gars réveille toi si tu viens pas mon estime pour toi redescends direct ». Bref, le groupe est donc venu égayer St Ger, et que ce soit dans un élan de compassion ou non, on leur en est vivement reconnaissants, parce que tout de même, ce sont vraiment des bons. Des vrais, frer. Lour. Entre freestyles bien dosés, DJ au point et ambiance à son comble, les Blackalicious ont tout déchiré. Ce mélange de rap/hip-hop old school nous a permis de nous plonger dans les tréfonds de l’Amérique des années 90, et ceux qui n’étaient pas trop bourrés en garderont sûrement un très bon souvenir (NDLR : ceux qui étaient bourrés aussi d’ailleurs). Les amateurs auront certainement fait un parallèle avec les rappeurs les plus emblématiques de ces belles années musicales (cf. Grandmaster Flash, dont le nom indique bien le niveau quasi-inégalable).
Niveau ambiance, justement, heureusement que nos petits sciencepistes étaient là, bien présents au premier rang. C’est vrai que si vous vouliez vous déhancher comme des zoulous en compagnie des team BDS, BDE, BDA et autres toutes confondues, mieux valait éviter l’arrière, où les bobos Saint-germanois, statiques, leur verres à la main, contemplaient la scène d’un air sceptique (les bobos en question avaient en réalité plus de dreadlocks que n’en aura jamais Diego à shots fired). Si vous étiez à l’avant, donc, vous aviez la garantie d’une ambiance de folie, et peut-être, je dis bien peut-être, vous pouviez avoir la chance de serrer la main du rappeur The Gift of Gab (certains ont PRESQUE réussi) ou encore, comme le pres’, de vous faire porter par la foule en mode ‘’yeah I’m the boss of da night’’ (on se demande encore comment il y est parvenu, on penche pour la corruption des artistes. Je rigole Baptiste, oublie pas ma réduction sur les droits d’inscritpion).
Bref, entre bonnes rigolades, son interplanétaire et phénomènes un peu trop alcoolisés, ce fut une nuit on ne peut plus mouvementée. On a adoré la séance « selfie » avec les rappeurs après le concert ainsi que le fait d’avoir pu blablater un peu avec eux, au son des morceaux jazz de Baptiste (incroyable comme ce mec est partout).
Autant dire que cette mise en bouche nous aura conquis, et nous attendons avec impatience la soirée électro organisée par le BDA le 18 novembre… (Cette fois, aucune absence ne sera tolérée, on vous prévient)
Ps : Hugo n’as toujours pas retrouvé son pull. Mais plus important, retrouvera-t-il un jour sa dignité ?…

C.L. (au premier rang sur la photo)

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