Le jour où… J’ai pris l’ascenseur du bâtiment D

#toute ressemblance avec des personnes ronchonnes voire insupportables de votre entourage est purement fortuite

Bon, vous allez me dire que je ronchonne, mais ce n’est quand même pas normal.

Je m’explique. On est mardi, il fait froid et bien évidemment, je suis en retard. C’est vrai que se lever à 8h40 pour partir à 8h40, c’est complexe… à moins de vouloir se rendre à l’IEP dans son pyjama préféré en polaire grise Titi et Grominet. (Pas la peine de nier, nous en possédons tous un. Comment ça, non?)

Le moment le plus stressant du retard se décompose en deux étapes. D’abord, l’arrivée dans le hall désert… Bon, là, tu te dis « ah c’est tendu ». Puis, le moment où tu rentres dans la salle, et que 85 personnes* vérifient discrètement la durée de ton retard pour voir si c’est abusé ou pas.

Autant le dire, j’étais véner. C’est vrai quoi, être obligé de se mettre devant et écouter TOUT le séminaire Europe… Après avoir passé ce concours, on devrait travailler? Incompréhensible.

Soit. A 11h00, c’est le moment tant attendu. Le rendez-vous caféine au 1er étage. Précision, je n’ai pas dit théine, je justifie: honnêtement ceux qui prennent du thé… 1€20 pour de l’eau chaude, c’est limite même pas justifiable au milieu du Sahara. Je vous demande de vous arrêter.

Bon, j’arrive au problème, au vrai (mais gardez à l’esprit que, comme je l’ai dit, loin de moi l’idée de me plaindre). Comme vous le savez tous, l’escalier entre le rez-de-chaussée et le 1er étage est condamné. Ils ont du inviter Valérie Damidot pour dégager les angles un par un, ce qui justifierait la durée des travaux. C’est un complot, je vous le dis.

Qu’à cela ne tienne, comme quelques érudits adoptant l’attitude « thuglife », je prends l’ascenseur.

Cet ascenseur, c’est comme une relation foireuse avec une personne antipathique.

D’abord, il faut l’attendre. Longtemps. Avec le ventre noué, l’incertitude: « va-t-il réellement venir? », « ne devrais-je pas rappuyer? ». (C’est vrai quoi, la petite lumière rouge du bouton ne s’allume jamais, ça met le doute.)

Mais le pire, le pire, arrive une fois dedans. Car on ne peut pas dire que la confiance règne: « j’ai appuyé sur le 1, mais ne montera-t-il pas au 3è étage avant? ». Sans parler des grincements suspects, vestiges de la fois où des 1A ont tenté de rentrer à 25. Je cite : « trop la flemme quoi ».

Voilà ce qui s’est passé: je l’ai attendu deux longues minutes, j’ai testé tous les étages. J’ai connu l’angoisse type Tour de la Terreur, la proximité physique un peu trop prononcée avec mes camarades (d’ailleurs le déo, ça peut servir, sérieux), le manque de discussion avec ceux-ci, symbolisé par un « ça va? » « oui et toi? » « oui oui ». J’en ressors profondément traumatisé.

Croyez-moi, la prochaine fois, je prends l’escalier.

Bernard Grognard

*nb: par 85 comprenez, 75 présentes + 10 pas-vraiment-présentes-mais-bizarrement-elles-ont-signé-la-liste, les coquines

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