Le bilan des Pointeurs au Crit : trois défaites et quelques signes positifs

Les Pointeurs attendaient ce moment avec impatience, et s’étaient même inscrits au championnat universitaire pour préparer cet événement entre tous les IEP de France. Les Pointeurs ayant acquis la veille leur accès au niveau 3 du championnat universitaire, le capitalee confiance était plutôt élevé. Cependant, c’était sans compter sur la fatigue du voyage…

Le premier match nous opposait à Strasbourg, la « Strohteam » (du nom de leur alcool que je ne vous recommande pas, à part pour retirer le vernis de vos bateaux), des joueurs charpentés et grands comme de bons allemands (à part toi, Guigui). Le défi physique imposé par les strasbourgeois fut immédiat et ils inscrivirent rapidement un premier but sur corner après une erreur de marquage. Bien heureusement, nos supporters venus en masse continuaient à scander le nom des pointeurs avec des « les pointeurs en finale ! » (Douce illusion).

Le terrain, un vrai champ, avec des faux rebonds et même quelques coquelicots que certains joueurs  ont mis sur leurs oreilles, (un peu de gaieté printanière et de fragilité), n’aidait pas à pratiquer notre jeu habituel. Un deuxième but fut alors inscrit, nos joueurs étant incapables de se relancer sur une tête adverse qui devait aller à 3 kilomètres à l’heure ; mais Guillaume fut surpris par le rebond (ou alors était-ce juste le redbul?).

Mais en seconde période, nous revenons avec de meilleures intentions. Le premier but saint-germanois est inscrit par mes soins, après un pénalty obtenu par Mathieu sur un léger contact. La foule verte est en délire, Clément Iraola montre ses fesses pour la première fois du Crit, certaines supportrices enlèvent même leur t-shirt après cette réduction du score (douce, douce illusion).

Ensuite, avec des chants toujours plus forts de la part de notre délégation, Maxime, le capitaine et pilier des Pointeurs, marque le second but après un cafouillage dans la surface. Explosion de joie, envahissement du champ par quelques hooligans, Iraola montre son cul aux strasbourgeoises.

Mais la partie, à cet instant, connaît un nouveau rebondissement : à deux minutes de la fin du terme, à la suite d’une mauvaise relance, je me jette sur le ballon pour mettre la tête face à un adversaire qui grimpe sur moi comme si j’étais l’Everest.

Résultat ? Un pénalty sifflé pour les allemands de l’Est et un dos fracassé pour ma part. Malgré mes accusations de corruption de l’arbitre, et alors que je tentais de lui glisser un billet fourni par Zilan et la branche armée de St Ger, les strasbourgeois nous crucifiaient en marquant.

Après leur victoire, les étudiants de l’Est entonnèrent le chant « Et un, et deux, et troisième Reich », que Timothée et Pierre-noble et beau rédacteur- chantèrent avec eux, preuve que le voisin allemand leur inspire le sentiment de refuser la défaite en toute situation.

 

La deuxième rencontre de la journée de vendredi nous opposait aux Bretons de Rennes, équipe supposée faible par notre entraineur qui jugeait l’équipe avec les résultats du Crit 2015. Grave erreur ! Les Rennais, gonflés à bloc par leur potion magique,  et leurs supporters ultra qui n’ont quand même pas hésité à arborer la coupe de mecs restés coincés dans les années 1970, ont soutenu leur équipe talentueuse jusqu’au bout, leur assurant une place sur le podium.

Ainsi, nous avons été balayés 3-0. Guillaume a pourtant réalisé son meilleur match du tournoi, avec pas moins de 250 parades à son actif, le tout en 40 minutes. La proximité du maillot orange rennais avec la couleur de cheveux de Giroux alias Sam, ne l’a pas aidé à marquer, contrôlé par l’un des meilleurs défenseurs toutes équipes confondues. Il y a bien eu ce moment où après avoir bu du jus d’orange (jamais d’alcool chez les Pointeurs), nous obtînmes une occasion sur corner. Mais pas plus.

La honte était sur nous, écrasé, défait, par des bretons qui, non contents d’élargir le score, entraient à chaque but sur le terrain. Un instant comique, malgré tout, qui s’incarnait dans le cri juvénile poussé par notre bon Bismarck aka Guigui aka Le Gardien alors qu’il arrêtait une énième frappe rennaise.

Après ces deux défaites, il fallait donc que nous jouions encore un match.

L’enjeu : finir 9ème ou 10ème (sur 10, ouais c’est pas fameux, mais au moins on est dans le top 10, c’est beau). Notre équipe était opposée à Lyon. Plusieurs joueurs fatigués par les multiples rencontres, les petits chelems menés par Valentin Georges par exemple, ne facilitaient pas la préparation à cette rencontre. Malgré cela, le combat fut intense face aux troupes du Rhône, avec une intensité physique importante, des contacts rudes, une foule énorme composée d’au moins 20 supporters (ça vaa comme dirait Tim).

Au bout de dix minutes, blessure de Mathieu dit Zizou, ce qui contribua de nous handicaper au moment où nous faisions jeu égal avec nos adversaires. Soizic, belle infirmière de notre délég’, accourut pour soigner le numéro 10, l’occasion de mettre à profit ses talents de guérisseuse, les joueurs de Lyon se battant pour feindre la blessure et profiter de la douce et de ses talents.

Mais, à partir de cette blessure nous ne fîmes que subir. Ce fut au tour de notre capitaine bien-aimé de se faire faucher. Peyman, responsable sécu de St Ger, menaça d’en découdre avec les Lyonnais (alors que Maxime avait semble-t-il, crié plus qu’il n’avait été touché… ah Italie, quand tu nous tiens…).

Sur un tir anodin, qui devait aller approximativement à trois kms à l’heure, le rebond surprend Guillaume, battu sur sa gauche, et ça fait but.

Nous avions laissé passer notre chance et la défaite fut cruelle. Les supporters ont continué à nous applaudir jusqu’à la fin, on les salue.

Malgré ces trois défaites, l’équipe est restée soudée et des signes de combativité, de belles combinaisons offensives ont été vues à Toulouse. On vous donne rendez-vous à Lyon en 2017 pour vous prouver qu’on vaut mieux que cela ! Bon, je vous laisse, je retourne enlacer la toulousaine que j’ai rencontré dimanche soir.

F.T

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