[Critique] American Horror Story is back !

Ce début de saison peut s’annoncer assez prometteur, mais il risque aussi de tomber dans le cliché de l’histoire d’horreur classique… Cher lecteur, chère lectrice, aussi curieux(se) et avide de culture que tu sois, prends garde ! Si tu ne tiens pas à être spoilé(e), passe ton chemin (et va de suite commencer cette série si tu ne l’as toujours fait) !

 Après presque un an d’attente insoutenable pour les plus grands fans, American Horror Story est enfin de retour pour une sixième saison. Cette année, il a été décidé de faire taire le thème, nous laissant dans un suspense assez frustrant jusqu’à la diffusion du premier épisode : après Murder House, Asylum, Coven, Freak Show et Hotel, voici Roanoke qui prend le relai.

Reprenant un concept qui fait fureur aux Etats-Unis, My Roanoke nightmare est une émission qui rejoue les événements paranormaux qu’auraient vécu des personnes comme vous et moi. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à ce que ce soit le thème de cette nouvelle saison mais en y réfléchissant, c’en était presque évident car cela rentre bien dans la thématique de l’horreur. Deux acteurs jouent un même personnage (la personne qui a vécu raconte, l’autre joue) et cela peut sembler au premier abord assez perturbant si l’on ne connait pas ce type d’émission.

Ce concept est plutôt bien rôdé car l’on peut vraiment savoir ce que pensent les personnages : dans une ambiance assez cocooning, face caméra, ils nous parlent de ce qu’ils ont ressenti, ils se confient à nous comme si l’on était leur meilleur(e) ami(e). C’est ainsi que l’on apprend l’histoire de Shelby et Matt Miller, un couple californien qui emménage dans une ferme de Caroline du Nord, remplie de red necks visiblement pas très habitués à voir un Noir et une Blanche ensemble.

Le synopsis fait assez penser à celui de la première saison, Murder House, où une famille à priori banale débarque dans une nouvelle maison qui s’avère être plus tard hantée, prêts à démarrer une nouvelle vie après un traumatisme (les Miller ont subi une fausse couche, les Harmon tentent de recoller les morceaux de ce qu’était leur famille), ne se doutant absolument pas de l’horreur qui les attend. C’est un scénario assez classique où les personnages sont entièrement des victimes, le premier qui se rend compte d’évènements étranges n’est jamais cru par les autres dans un premier temps (c’est le cas de Shelby avec son mari).

Ce schéma maintes fois repris par l’industrie de l’horreur aurait pu être décevant, mais les choses bizarres qui s’y passent (la pluie de dents qui se déversent sur Shelby rendrait presque ridicule l’averse biblique de grenouilles) sont assez intrigantes, on a envie d’en savoir plus, et les scénaristes réussissent à nous tenir en haleine, surtout qu’à la fin, on commence à entrapercevoir l’histoire qui se cache derrière cette ferme hantée.

En tout cas, j’espère que dans le prochain épisode je ne passerais pas quarante minutes à attendre que le générique débarque (point de rendez-vous iconic, seuls les vrais sériephiles savent).

Solène Mboussa

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