Rubber, ou comment Kubrick se retourna dans sa tombe

En arrivant à Sciences Po Saint-Germain, on nous a dit que nous serions l’élite de la France, la crème de la crème, le gratin du gratin. Dans notre qualité de grands penseurs admiratifs du Christ Cosmique et d’Ali Bongo, assis sur une table avec un bout de cordon bleu au bout de la fourchette, nous avons décidé de rendre cette future élite de la France encore plus brillante en lui conférant une culture cinématographique inégalable. Lors de la précédente chronique, le futur Président de la République qui se cache peut-être parmi nous, a pu découvrir toute la splendeur et la force du très fameux « Sharknado ». Mais, monsieur le futur Président, ne vous en faites point, la relève est aujourd’hui assurée par un chef d’œuvre tout aussi époustouflant de qualité et de spiritualité : « Rubber ». Amicalement, Adrien et Anselme (dab).  

Le 10 novembre 2010, une date qui n’est pas sans rien évoquer pour les amateurs de pneu. Ce jour-là, un mercredi très précisément, est sorti un film incontournable dans l’histoire du cinéma : Rubber, qui veut tout simplement dire « caoutchouc » dans notre langue d’origine gauloise [NDLR : pas de pub pour la primaire de droite ici merci]. Pourquoi ce film ? Pourquoi un mercredi ? Pourquoi Jean-Pierre Pernaut ? Tant de questions restées sans réponses…

Tout d’abord, pour vous mettre dans le goût, dans l’ambiance du film, il faut savoir que ce monstre cinématographique relate l’histoire de Moussa, un petit producteur de caoutchouc qui, à la suite d’une rencontre avec une jeune danseuse d’origine espagnole, sombre progressivement dans la folie, jusqu’au jour où Moussa aperçoit dans ses rêves son ex-femme, Carmélia, qui va lui faire revivre son passé. Non, en fait ça parle pas du tout de ça. Rubber, c’est beaucoup moins chiant, et le scénario est beaucoup plus recherché : c’est l’histoire d’un pneu tueur.

Voici venu le temps du petit interlude de l’article. Vous devez être tétanisés par l’annonce de la trame scénaristique de Rubber, et c’est tout à fait compréhensible. Si vous n’arrivez vraiment pas à y croire, appelez Donald Trump, il pourra vous rassurer en vous expliquant à merveille que ce pneu tueur n’est d’autre que le fruit d’un complot conjoint à la Chine et au Mexique pour détruire la puissance américaine. Ils sont vraiment forts ces chinois. Maintenant que vous avez été rassurés par la voix suave du Donald, retournons dans le feu de l’action.

Bien qu’improbable, il existe bel et bien un film dans lequel un pneu tue des gens, et il est du ressort d’Adrien et Anselme, spécialistes des films funambulesques, de vous le faire découvrir.

Ce long-métrage français a été réalisé par Quentin Dupieux, que les amateurs d’électro et de techno connaitront mieux sous le pseudonyme de Mr.Oizo, une figure montante de la musique. En effet, ce français passionné de musique et d’image réalise son premier film, Steak, en 2006, avant de s’attarder sur Rubber en 2008. Imaginé sous l’emprise de 73 drogues différentes, ce film se déroule dans le désert californien, où des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille.

Ce film est aussi clair que le bon café au lait du CROUS, raison pour laquelle nous n’avons rien compris. D’ailleurs personne ne comprend rien à ce film. Pour vous dire la vérité, même la jeune fille censée faire apprécier le film est repoussante.

Ensuite, il est nécessaire de vous expliquer pourquoi ce film est sorti un mercredi matin pluvieux, avec un vent Nord-Ouest/Sud-Est de 12,3km/h. Il est sorti un mercredi parce que tous les films sortent le mercredi. Bordel vous m’avez énervé avec vos questions stupides. On passe nos journées à enquêter, à interviewer, à travailler, à voyager pour vous dégoter des informations en exclusivité et vous nous remerciez comment ? Avec ce genre de questions saugrenues. Bref, passons.

Si l’on s’attache plus à la profondeur de ce film, à sa portée et à son héritage, on peut facilement avancer que Rubber nous lègue autant, voire plus, que Stanley Kubrick. Evidemment que non bande de fripouilles, il nous laisse un héritage semblable à celui d’Hollande à la fin de son quinquennat ; et pourtant, vous n’imaginez même pas combien son réalisateur était convaincu d’avoir métamorphosé le cinéma mondial (le changement c’est maintenant disait-il).

Prochainement sortira un film de la même trempe, qui promet d’être fantastique : La tongue gabonaise. En effet, ce long-métrage de « minimum 3 heures 50 », comme l’a annoncé Michel Lescure lors de la promotion du film, relate de l’aventure époustouflante, que dis-je, incroyable, que dis-je, herculéenne, d’Ali Bongo réparant sa tongue en Martinique. Le BDA a déjà promis de fournir 200 places gratuites pour que tout le monde puisse profiter allègrement de ce qui promet d’être un puit de savoir sans égal.

P.S : Veuillez nous excuser Messieurs Lescure et Monsieur Bongo, mais nous vous apprécions vraiment beaucoup. La bise.

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