Deux ans après, qu’est-ce que Le Grand Pari ?

Il y’a bien longtemps, dans un IEP lointain, très lointain (en fait pas tant que ça), naquit une idée : créer un journal étudiant dont le nom serait un jeu de mots, et au travers duquel chacun pourrait s’entraîner à écrire des articles. Une idée certes peu originale, mais qui a su tracer son chemin au sein des méandres institutionnels de notre Sciences Po favori, celui de Paris. Nan j’deconne lol vous énervez pas svp

Durant sa première année d’existence, notre journal a changé de nom (oui, au début, il s’appelait Au Tour du Berceau, souvenez-vous, les Anciens), de contenu (on proposait à l’époque principalement, pour ne pas dire exclusivement, des Résumés sportifs objectifs) et même de chef. Ah non, pardon, pas de chef ; cet en***é s’est accroché au petit pouvoir médiatico-industrialo-politique que lui conférait son statut de rédacteur en chef comme le vautour s’accroche à la charogne d’un mignon petit zébu (Note : en vérité, soyons bien clairs, je garde certes un rôle un peu spécial de conseiller de la publication, mais j’ai le statut d’un chroniqueur comme les autres).

Pourtant, et alors que débarquait la deuxième promotion et son lot de nouveaux futurs journalistes, la rédaction du Grand Pari demeurait animée d’une même passion. Nous avions plusieurs objectifs : nous auto-former à la rédaction d’articles (en nous basant sur les modèles de ceux des grands journaux que nous lisions), résumer l’actualité pour faciliter la tâche de nos camarades, et, bien sûr, étendre notre emprise sur les instances médiatiques de l’IEP.

Et tout ça, sans afficher de couleur politique précise. Non, mieux, en restant politiquement transparents. Nos articles devraient être soit humoristiques, soit informatifs, soit les deux. Mais ils ne devraient avoir pour but ni d’influencer les consciences de nos fellow science potos, ni simplement de permettre à certains de s’exprimer sur tout et n’importe quoi sans expertise. C’est pourquoi notre rédaction continue, encore à ce jour, d’exiger de tous les articles qui lui sont proposés un certain standard rédactionnel, et surtout un travail préalable de recherches qui garantit à nos publications une qualité informative énorme et sèche.

La limite est mince entre le refus d’articles pour les causes susnommées et la censure pure et simple. Au Grand Pari, nous ne censurons pas –nous n’avons pas ce pouvoir : si un étudiant souhaite publier un article que nous avons décidé de refuser, il peut l’afficher sur son blog personnel, ou son profil Facebook : seulement, cela ne se fera pas au nom du journal. En revanche, nous ne publions pas les textes qui ne sont pas des articles (ergo, qui ne présentent pas d’intérêt informatif ou humoristique).

« Mais, Ô grand Manitou politico-médiatico-administrativo-pâtopesto-sardonique, le Grand Pari a pourtant déjà publié des textes comme ceux dont vous venez de dire qu’ils ne seront jamais publiés sur le site ! »

A cela, je réponds : Bien vu, petit malin. Mais justement : c’est dans l’idée de changer les choses que j’écris cet article. La rubrique « La Tribune » était destinée aux articles écrits par les non-chroniqueurs. Au fil du temps, son utilisation a quelque peu changé, jusqu’à accueillir certains des textes que je décrivais plus haut. Nous allons tenir compte de ces évolutions, et respecter l’une des ambitions originelles du Grand Pari, que je n’ai pas mentionnées jusque-là : s’ériger en place d’expression libre, destinée aux étudiants de l’IEP de Saint-Germain-en-Laye.

En partenariat avec « Les Tribuns de Saint-Germain », le Grand Pari vous propose donc une nouvelle rubrique qui répondra au doux nom de « La Tribune libre », et qui accueillera tous les textes ne pouvant pas être considérés comme des articles. La rubrique sera hébergée par le site du Grand Pari, mais gérée par les Tribuns, qui s’engagent à corriger les essais reçus sans en modifier le sens. L’objectif est simple : reconnaître un droit à l’expression écrite à tous les étudiants, sans toutefois ignorer les efforts des journalistes du Grand Pari, dont le travail de rédaction d’articles profite à tous.

Toute la rédaction demeure cependant à l’écoute des suggestions des étudiants qui visent à améliorer notre publication. Certes, il est vrai que le nouveau rédacteur en chef a instauré une quasi-dictature à la tête de son empire médiatique, mais essayez toujours. Sur un malentendu, ça peut marcher.

Bisous,

Pierre Garrigues

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