Les Pointeurs qui ont fait l’histoire [Saison 2]

Avant tout chers lectrices, chers lecteurs, je tiens à vous remercier pour tous les compliments, critiques mauvaises ou bonnes reçues pendant ces deux années passées à écrire des articles pour la section sport du Grand Pari. J’espère que quelqu’un reprendra le flambeau pour retracer les exploits des différents sportifs de notre glorieux IEP, qui je n’en doute pas, seront encore nombreux l’an prochain.

Ce papier est consacré aux pointeurs qui ont signé une saison historique pour notre jeune équipe représentante de notre IEP non moins jeune. Le bilan de l’année 2016-2017 : une deuxième montée en deux ans (la pression sera sur les épaules du nouveau capitaine, qui vous sera dévoilé dans ces lignes), une première place de la poule , une huitième place au CRIT (bon j’avoue c’est moyen ça, je le reconnais en tant que co-capitaine, mais bon progression par rapport à l’an dernier), et une finale de championnat perdue seulement sur le score de 2-1 en étant à 10 contre 11.

Vous le comprendrez, ces résultats ne sont pas le fruit d’un seul homme, mais bien d’un collectif qui a vécu une bonne année, avec une ambiance assez bonne (je laisse aux autres joueurs le soin d’évaluer celle-ci), un groupe qui vivait bien au fil des semaines. Trêve de suspens, passons à la présentation des joueurs qui ont rendu cette saison si enthousiasmante et positive pour l’avenir.

Gardiens :

Nicolas Lucic : le bon et grand croate. Défenseur de métier, Nicolas s’est reconverti en gardien de but cette saison, le mettant de fait en concurrence avec le gardien titulaire au début de la saison, Guillaume. Après quelques entraînements, la crinière soyeuse obtint la place de portier titulaire, au détriment de son collègue donc, avec des aptitudes importantes dans le jeu au pied et au niveau des réflexes sur sa ligne. Ce dernier nous sauva une paire de fois sur des parades somptueuses, malgré quelques erreurs évitables parfois. Mais me direz-vous, personne n’est parfait et c’est bien vrai. Nicolas tint son rang dans les cages des Pointeurs et il faut rappeler qu’il n’avait jamais évolué à ce poste. Bon vent aux USA bon hurleur, dont tout le monde se souviendra comme l’homme qui effrayait les adversaires par ses seules sorties et cris sur les joueurs adverses comme « Ils sont en mousse en face ». Un personnage.

Guillaume : saison étrange que celle de notre ancien gardien titulaire. Ayant perdu sa place dans les buts de l’équipe, Guillaume prit alors le rôle de commentateur des matchs des pointeurs aux côtés de Rodolphe, une paire qui nous rappela le tandem Larqué-Rolland. Leur travail est à souligner, tant ils ont contribué à animer des matchs parfois tendus avec des frictions sur le terrain. Il ne faut cependant pas oublier que Guillaume a évolué quelques matchs dans nos cages, au gré des blessures des uns et des autres. On retiendra ses deux clean-sheet face à HEC et aux jeunes du foyer de St Germain, rares moments où nous n’encaissâmes aucun but adverse. Son match en finale de championnat fut grand aussi, où il entretint longuement le suspens pour nous permettre de tenter de revenir dans le match, avec un très bel arrêt sur un penalty imaginaire accordé à l’ENS. Tu le tiens ton match référence Cardinale, et ta bonne humeur manquera aux pointeurs.

Défenseurs :

Hugo : l’homme aux trois poumons. Tout simplement impressionnant dans la répétition des efforts. Hugo nous fit croire qu’il n’avait pas de cardio en sortant au bout de 40 minutes lors de notre premier match. Bien mal nous en a pris puisqu’il a fini ensuite l’intégralité des matchs des pointeurs. Son activité sur le couloir droit, avec de nombreux débordements, apportaient constamment le danger et se traduisirent par quelques passes décisives. Un Lilian Thuram en plus technique. Un bon manieur de ballons, parfois qui eut tendance à trop porter son ballon –il le sait- mais très régulier et dont les retours défensifs furent salvateurs. Un des piliers de la saison prochaine à n’en pas douter.

Nicolas Bidard : Nico, la Douille, SCH pour les plus connaisseurs, le défenseur insoumis. Il évoluait sur le couloir gauche de la défense des pointeurs. Il rendit des copies propres à chaque rencontre, ponctuées par quelques blessures qui le privèrent de certains matchs, et qui tronquèrent quelque peu sa saison. Qu’importe, sa détermination lui permit de tenir son côté et sa patte gauche était utile pour une équipe qui ne compte que peu de gauchers.

Oscar : Le Hobbit. Souvent absent cette saison en raison de blessures répétitives, et d’un voyage au Chili, il ne put disputer autant de matchs que l’an dernier. Cependant, sa détermination était sans faille et il apporta son envie à chaque fois qu’il fut aligné sur le couloir droit ou gauche au gré des besoins. Ses conseils tactiques furent précieux aussi lorsqu’il était sur le bord du terrain, ou dans le choix de composition que nous devions établir avec Mathieu.

Thomas : le rigoureux munichois. Le temps d’un semestre, Thomas servit les pointeurs en défense centrale, à mes côtés souvent. Sa qualité de relance était appréciée, autant que sa technique où il pouvait partir de sa surface pour créer des décalages. Ses superbes transversales firent mouche plus d’une fois, dont une somptueuse ouverture contre AMOS notamment qui profita à Samuel. Son départ en janvier laissa un certain vide, et sa frappe puissante était redoutée de nos gardiens à l’entrainement comme des adversaires.

Zilan : Un roc. La devise « petit mais puissant » lui correspond bien. Sans moquerie, ce solide et musclé défenseur rendit de grands services à l’équipe, de par sa polyvalence et son envie. Toujours à encourager ses partenaires et à les pousser même quand le score était défavorable. Pas le plus technique, pas le plus rapide, mais une détermination infaillible qui permit de résister à la pression offensive lors de nombreuses rencontres. A noter une progression évidente dans tous les secteurs, pour ce rugbyman de formation, qui désossa quelques chevilles ou épaules d’attaquants un peu trop entreprenants.

Florian: (description faite par votre fidèle serviteur et commentateur Guillaume): Comment peut-on décrire la folle équipe des pointeurs sans parler de Florian ? Ce coach fou a su trouver la force pour motiver ses joueurs tout au long de l’année malgré des défaites et des matchs plus difficiles ! C’est évidemment son esprit jovial sur le terrain qui… Non on rigole, c’est évidemment ses gueulantes monstres, que chaque pointeur a connu, qui ont permis à l’équipe de monter au niveau supérieur, deux années consécutives. Sur le terrain, le Bizon se transforme et passe de l’étudiant sérieux à un monstre, premier à tacler et à arracher les jambes de l’équipe adverse, n’hésitant pas à se sacrifier pour protéger ses cages ! Un grand capitaine à l’abnégation sans égal !

Milieux:

Pierre ou Peter (au choix pour vous mesdames): le caviaro. Un homme clé du 4-5-1 que nous mettions en place à chaque rencontre. Infatigable travailleur, doué des deux pieds, l’ancien président du BDS sublimait les matchs par ses frappes précises, ses passes perçantes et sa technique dans les petits espaces. Pierrot fut extrêmement précieux à la récupération et dans la création du jeu, sans compter ses buts toujours beaux pour les yeux, alternant frappe en pleine lucarne, frappe en demi-volée notamment une superbe contre Sciences Po Paris. Peter McCandless (ouais il se la joue un peu Lord écossais) distillera encore longtemps des caviars dont il a le secret l’an prochain.

Mathieu : co-capitaine de cette équipe, il fut évidemment essentiel dans la très bonne saison des Pointeurs. Sans doute joueur le plus technique avec Victor (nous y viendrons plus tard), Mathieu évolua en fonction des blessures, soit numéro 10, tel Zizou dans son apogée, ou 6, tel un Thiago Motta des grands jours. Tout le jeu passait par lui, lanceur des attaques de notre bel IEP, tireur de coups de pieds arrêtés (avec une réussite aléatoire, mais qui se traduisit néanmoins par un coup-franc décisif pour Samuel lors du dernier match de poule de l’année qui assura la montée). Essentiel à la récupération tout comme Pierre, et qui fit tourner la tête de nombreux adversaires par ses gestes techniques, il brisa quelques reins. Ses buts importants sont à souligner aussi, avec un titre honorifique de meilleur passeur décisif. La classe sudiste a été encore au rendez-vous cette année.

Matéo : un milieu solide, qui rendit de fiers services en fonction des besoins de l’équipe, et qui se battait sans cesse malgré les gênes physiques qu’il a pu ressentir par moments. Sa lourde frappe provoqua des sueurs froides auprès des équipes que nous rencontrions. Son but plein de détermination contre AMOS en résistant à trois défenseurs pour la pousser au fond souligna la hargne qu’on peut attribuer à Matéo. Il a eu en plus le luxe de briller face à son ancienne équipe de la Catho, allant au bout de lui-même malgré la fatigue ce jour-là.

Timothée : un jeune nordiste talentueux, qui sans les blessures qui le frappèrent, aurait réalisé encore une meilleure saison à n’en pas douter. Milieu récupérateur de formation, il dépanna, et en bien, l’équipe sur le côté droit de la défense durant quelques matchs, avec le sérieux qui le caractérisa toute l’année. Sinon, il fut aligné comme milieu défensif. Ses percées dans le milieu permirent de créer de bonnes opportunités offensives, tout comme sa technique au-dessus de la moyenne. De son propre aveu, les blessures lui pourrirent sa saison, mais il serait vraiment idiot de perdre cet élément essentiel des Pointeurs.

Antoine : arbitre de formation, il voulut imiter monsieur Turpin et devenir arbitre professionnel. Plus sérieusement, Antoine, qui alterna entre arbitrage de nos matchs et entrées en tant que supersub, tantôt ailier, tantôt milieu offensif, tantôt défenseur, apporta son énergie au groupe. A la manière d’un Souleymane Camara à Montpellier pour les connaisseurs, il entrait en jeu pour tenter d’apporter son envie. Un joueur sympathique et toujours derrière son équipe, qu’importe son poste changeant selon les besoins.

Victor : le futur capitaine des Pointeurs. Voilà c’est dit, bonne soirée. Si Victor lâchait encore plus son ballon, il serait encore plus fort que ce qu’il n’est déjà. Très bon dribbleur, il fera tomber le cœur des femmes (un pointeur quoi) et les chevilles adverses. Victor a inscrit un but somptueux en finale de championnat en faisant un raid de 70 mètres et où il feinta six adversaires pour conclure petit filet en angle fermé. Un but d’anthologie, sans doute le plus beau de la saison, preuve de son talent indéniable. Il arriva tardivement dans l’équipe pour cause de présence dans une autre équipe de foot avant février. Mais son arrivée fut un apport certain, et un excellent tireur de corners en prime (je l’en remercie car c’est grâce à lui que j’ai inscrit deux buts sur corner entre autre). Il reprendra le flambeau des pointeurs l’an prochain, avec de la réussite, je n’en doute pas.

Attaquants :

Grégoire : Ah ce bon Greg. Ce beau nantais, qui n’avait jamais joué au foot auparavant, fit une très belle saison dans aile gauche en attaque. Sa vitesse fut primordiale pour soulager un peu Alex Cauchy lorsque le jeu penchait trop à droite. Il inscrit cinq-six buts, tous importants, en nous relançant contre Sciences Po Paris. Ce grand sportif, au cœur noble, qui même s’il ne tient pas l’alcool, aura clairement apporté un plus au front offensif des Pointeurs. Un élément essentiel en devenir pour les Pointeurs et pour vous mesdames, surnommé le tchatcheur.

Alexandre : un apport constant, une flèche, un bolide, utilisez tous les qualificatifs que vous voulez, c’est l’homme le plus rapide que nous ayons vu sur les deux dernières saisons des pointeurs. Increvable, alors qu’il enchaine les cigarettes (faudra nous donner ta recette d’ailleurs), Alex le versaillais, dérouta tous les défenseurs par ses accélérations et sa lourde frappe. Sa complicité avec Samuel fit des ravages et il inscrit encore une dizaine de buts, dont de magnifiques après des rush de 50 mètres. Un ailier virevoltant qui sans nul peut être comparé à Gareth Bale. Il laissera un vide sans doute en attaque l’an prochain, tant les pointeurs dépendaient parfois de ses fulgurances.

Samuel : L’attaquant fantasque, fanfaron, bavard, vantard. Mais doté d’un talent de finisseur certain. Replacé dans l’axe, son poste naturel, alors qu’il évoluait sur l’aile gauche l’an dernier, il réalisa une saison encore plus marquante que sa première au sein des Pointeurs. Auteur de 25 réalisations environ, il est sans conteste l’un des joueurs les plus déterminants des bons résultats de l’équipe. Celui-ci vous a sans doute déjà fait part de ses exploits car la modestie ne le caractérise pas malheureusement. Mais il faut reconnaitre à Samuel ses nombreux exploits. Le plus retentissant survint lors du dernier match de poule, face à l’ESTP. Alors qu’il était transparent pendant tout le match, il surgit à la dernière seconde du temps additionnel pour catapulter une tête victorieuse au fond des filets et envoyer les Pointeurs en demi-finale du championnat universitaire. Là réside tout le paradoxe, parfois absent dans la construction, mais redoutable à la finition. Un grand buteur, quoi qu’on en dise.

Arthur : el Tigre. Ce fan de Clémenceau avait démarré la saison en trombe, en inscrivant un quadruplé face à l’ESTP pour son premier match avec les Pointeurs. Point de fixation de l’équipe, ce sanguin attaquant comme son modèle politique, ne mâchait pas ses efforts pour le bien de l’équipe, avec quelques ratés parfois malheureusement. Sa saison a été rapidement tronqué par une pubalgie, qui l’éloigna des terrains définitivement en janvier. Ses fulgurances laissent présager un bon avenir pour l’an prochain lorsqu’il sera débarrassé de sa gêne aux adducteurs et retrouver la pointe de l’attaque.

Ont participé aux entraînements :

Anselme : éphémère pointeur, le temps de deux entraînements, l’homme aux tenues improbables eut le temps d’inscrire un magnifique pointu lors de sa présence à une séance, dans les mémoires de tous.

Adrien : comme Anselme, il participa à quelques entraînements. Ce grand fan du PSG avait une conduite de balle intéressante et aurait demandé à plus de séances pour voir son vrai potentiel.

Robin : il participa à un entrainement et son seul fait d’arme fut d’avoir été qualifié de plot, un beau sobriquet pour cet homme qui se débrouille beaucoup mieux au badminton il faut le dire. Son splendide polo pour pratiquer le football démontre sa classe certaine.

Une mention spéciale à nos supportrices et supporters plus ou moins réguliers, à ceux qui ont suivis les Live de Guillaume et Rodolphe, à Maximiliano pour les matchs qu’il a arbitré et au BDS de nous avoir soutenu dans cette grande aventure. Il est temps pour moi de voguer jusqu’à Madrid. J’espère avoir servi l’équipe aussi bien que tous les pointeurs décrits dans cet article. Ce fut un plaisir d’être le capitaine de cette joyeuse bande et mes excuses pour tous mes moments de rage à l’entrainement ou en match. Longue vie au Grand Pari, longue vie à l’IEP, et longue vie aux Pointeurs.

F.T

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