120 Battements par minutes / Pride : le militantisme gay et lesbien à l’écran.

Bien que n’étant plus dans la plupart des cinémas, celui de Saint-Germain en tête, on ne pouvait ouvrir cette rubrique cinéma du Grand Pari sans parler du film à notre sens le plus bouleversant de cette année : 120 battements par Minutes de Robin Campillo. Le film raconte sur une période de 3 ans dans les années 90, l’histoire de l’Association militante Act Up, dont fût membre le réalisateur. Très médiatisé en son temps, l’association s’est battue pour faire avancer le combat contre la maladie du SIDA, usant de méthodes « chocs » pour faire entendre leur cause.

Lucie Breton - photo cinéma 1

           Le déroulement du film porte dans son ensemble sur la question du militantisme, de la manière dont on entend se battre pour faire changer les choses. Jusqu’où peut-on se permettre d’aller pour une cause ? C’est toute l’ampleur que cherche à donner le réalisateur à cette réflexion. Sans véritablement trancher sur la question, il nous montre le désespoir dans lequel se trouvent les malades, les laboratoires pharmaceutiques trop peu réactifs et l’opinion générale les laissant « crever » dans une indifférence à peine voilée, préférant se terrer dans le déni que d’affronter la réalité.
Nous la réalité, on se la prend comme une claque. Même si le scénario est centré autour du personnage de Sean et de la rage qu’il porte, c’est l’histoire de tous les protagonistes qui vous prend aux tripes, jusqu’à l’apothéose finale. Même si le film nous confronte à la maladie et la mort, vous en ressortirez que plus vivant. Alors courrez et précipitez-vous sur votre ordi pour voir ce film qui ne pourra vous laissez indifférent.

 

Lucie Breton - photo cinéma

    Dans un autre style mais pour continuer dans le militantisme de la cause homosexuelle, après 120 battement par minute, on vous propose de (re)voir Pride, de Matthew Warchus sorti en 2014. Rien de mieux qu’une bonne dose d’humour anglais pour vous remettre du film précédent. Ici, l’histoire se passe dans le milieu des années 80, où l’on commence justement à découvrir les premiers cas du SIDA en Angleterre. A l’été 1984, le Syndicat National des Mineurs vote une grève massive pour protester contre les fermetures de mines et les mesures très libérale mise en place par Margaret Thatcher. Une association Gay et Lesbienne décide de venir en aide à un groupe de mineurs gallois. Commence ainsi la confrontation entre deux visions de la société britannique très opposées. Pour unir leurs forces, chacun devra outre-passer les préjugés et accepter les différences. Ce film est un pur moment de bonheur, qui vous redonnera la joie de vivre. Bref, un véritable feel-good movie, à user sans modération.

L. B.

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