Cosmic Joker et la bicrave d’acide

 Au début des années 1970, le rock planant retentissait, et la drogue l’infusait. Plusieurs mouvements ont découlé de la vague psychédélique : notamment le Krautrock.
Genre allemand expérimental aux multiples influences, le kraut’ vivement critiqué par les élitistes de la presse musicale anglaise, a su plaire aux initiés de l’expérimental et aux adeptes des voyages spirituels que la musique pouvait procurer

Garance - photo 3

 

Et aujourd’hui je vous promets un trip hallucinogène en vous présentant Cosmic Joker, qui n’est non pas un groupe, mais plutôt un regroupement des grands noms du Krautrock, tous déglingués mais purement talentueux. Rolf Ulrich Kaiser (photo ci-contre), aussi appelé « grand manitou du Krautrock » était l’initiateur de ce projet. Il se voyait comme le porteur d’une mission divine : partager le krautrock des plus grands et le faire retentir sur scène pour que le message universel se propage (la légende raconte qu’après de nombreuses prises de LSD il n’est jamais redescendu sur terre)

 

Garance - photo 2

Kaiser avait l’habitude de faire venir ses amis musiciens dans son chalet perdu dans les alpes suisses. Les plus Grands y étaient, ils devaient leur succès au grand manitou qui les produisait. Ces sessions jam dans le chalet se faisait gratuitement ou presque et souvent en échange de drogues, parfois même, aussi cliché soit-il, ces séjours étaient agrémentés de sessions orgiaques (la petite orgie dans la prairie).

Cosmic Joker c’est donc surtout Manuel Göttsching, et Klaus Schulze, qui étaient membre d’Ash Ra Tempel, mais c’était aussi les membres de Tangerine Dream musiciens notoires et les membres de Wallenstein.

Cette session enregistrement sous acides n’était pas destinée à la vente, c’était une simple invitation à jammer dans les bas fond d’un trip. Et pourtant, un beau Jour de 1974 où Göttsching se promenait chez un disquaire de Berlin, la musique qu’il entendait lui était familière. C’est en demandant au vendeur de qui était l’album qu’il découvrit que c’était « Cosmic Joker » soit lui et sa bande de potes défoncés sans une thune. Kaiser, le producteur, avait profité du succès de ses musiciens pour se faire de l’argent…
Malgré cela l’album reste une perle du kraut, un album céleste avec deux longs jams : Un sur chaque face du vinyle.

La première partie « cosmic jokes » correspondrait à la montée spirituelle de la prise de drogue, une euphorie musicale, rythmée par la guitare envoûtante et bluesy de Göttsching. Des vagues pscyhée noyant l’espace, pour disparaître aussitôt. La seconde partie « Cosmic Joy » c’est la redescente, moins expérimentale et plus calme, une construction ou déconstruction vibrante, maintenant le clavier se fait plus présent pour emporter notre esprit avec lui et terminer ce voyage paisiblement…

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