Devrions-on nous monter un syndicat ?

Nous avons des critiques, elles sont formulées de différentes manières, à diverses heures et moments de la journée. Nous avons des envies, des ambitions, des objectifs précis. Seulement, nous les gardons pour nous. C’est pourquoi la question se pose : Devrions nous monter un syndicat ? Peut-être qu’aujourd’hui la situation n’est pas suffisamment critique pour qu’on ait besoin de s’organiser, pour autant de manière individuelle nous n’avons qu’un impact faible.

En construisant un IEP d’apparence horizontale, il y a une réalité sous-jacente que l’on a oubliée. L’IEP est dirigé, conduit par la volonté d’une seule personne qu’il paraît impossible d’infléchir. On peut s’y opposer grâce à nos élus du Conseil d’Administration mais ils sont facilement mis en minorité lors des réunions du CA. Ils n’ont d’ailleurs pas un rôle militant mais bien un rôle de représentation, autrement dit il y a avant tout l’idée de défendre un consensus.
Les élus du CA sont nécessaires pour les raisons que je viens d’évoquer, pour autant n’aurions nous pas besoin d’une structure suffisamment coercitive pour que les critiques étudiantes soit installées à l’agenda de l’IEP ?

Je comprends que le mot « syndicat » soit désuet, que son utilité s’est vu battu en brèche par les défauts des différentes organisations. « Syndicat » c’est aussi « manifestation », disons que c’est la confrontation et à St-Ger on n’aime pas la confrontation. « Syndicat » c’est aussi la gauche, et on ne saurait militer pour le droits de tout les étudiants avec une position de gauche qui ne convient pas à tous.
On peut donc imaginer une organisation non politisée sur le spectre politique, qui a pour but de faire ressortir les critiques qui sont faîtes par les étudiants dans le but d’avoir une réponse claire de l’administration.
Ce n’est pas parce que la confrontation implique des modifications dans le rapport de force qu’on doit nécessairement en avoir peur. Sans capacité de lutte on ne peut pas imaginer que Sciences Po Saint-Germain se réformera selon les envies de chacun. Il y a là un conservatisme.

On est pour la plupart assez indigné par la qualité des Masters que SGEL propose, d’autant plus qu’aucune information n’émane quant à la stratégie de l’IEP. On ne sait pas où on va et peu à peu le risque est que l’on se retrouve face à un petit nombre de Master qui ne valent pas grand chose sur le marché du travail.
Je pense qu’au moins pour les Masters, la formation d’un syndicat a du sens. On pourrait réclamer des Masters particuliers, ceux que l’on souhaite. Vœux qui ne seront pas nécessairement exaucés mais au moins ils ont été formulés. On passe d’une posture passive à une posture active, on devient véritablement acteur de l’évolution de l’institution.

D’autres critiques sont formulées ici et là, je ne suis guère capable de les retranscrire dans leur globalité. Ces critiques ne sont pas impertinente et la peur d’un éventuel conflit n’est qu’un faible prix à payer par rapport à la mauvaise qualité d’une partie de nos masters. Lorsque l’on choisira de fuir en masse en quatrième et cinquième année, et que certains ne pourront pas partir faute de quotas déjà remplis, on comprendra l’intérêt en tant qu’élève d’avoir des exigences. Des exigences sur la qualité et le contenu des cours.
Cette année nous avons perdu un master journalisme, un master d’économie « en partenariat avec l’ESSEC », un partenariat avec l’université UNE du Maine, plusieurs mécènes privés. Nous avons gagné un Master en école de paysagisme. A votre avis dans quel sens va l’institution ? Vers quoi on se dirige ? Lorsque l’on vous demande quelle est la spécialité de Saint-Germain, qu’est-ce que vous répondez ?
J’entends bien-sûr que nous sommes un nouvel IEP, mais c’est bien pour cette raison que c’est dès à présent que nous avons le plus de chance d’influencer notre futur de manière personnelle et collective.

Tout les autres IEP ont des syndicats, pour la plupart ils ne sont pas porteurs de luttes permanentes, voire même en parti abandonnés. Néanmoins, dès lors qu’une prise de position de l’institution va à l’encontre de l’avis des élèves, ses syndicats se mobilisent.
Croire aveuglement dans le fait que l’IEP nous portera vers quelque chose de positif est encourageant pour le niveau d’optimisme des élèves. Pour autant, c’est aussi la solution de facilité et je pense que se priver d’un pouvoir important d’exigence est une erreur que peut-être nous regretterons un jour.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :