LES POINTEURS : le review de la saison 2017/2018

Salut à tous, et merci de nous rejoindre pour la grande review d’effectif de la saison 2017 – 2018 de l’équipe de football de Sciences Po Saint Germain, a.k.a. Les Pointeurs, célèbres dans toutes les Yvelines. Nous ferons ici le tour des moments forts de l’équipe qui ont émaillé la saison, des coups de sang de certains joueurs aux exploits strasbourgeois de l’équipe saint germanoise.

Tout a commencé au mois de septembre, quand les Pointeurs renaissaient de leurs cendres après une saison précédente éprouvante en tous points pour les organismes. De nombreux noms avaient grossi les rangs de l’équipe, et dans les premiers entraînements de septembre on a pu revoir de vieux loups de mer revenir sous la tunique verte, après une troisième année qui les avait éloignés des terrains. Mais de jeunes louveteaux se sont également montrés très investis dès les premiers entraînements, et la tout nouvelle promo augmenta l’effectif de manière significative. Après des entraînements où il a fallu remettre en condition l’effectif, les matchs ont pu démarrer.

  • 9/11 – HEC – Sciences Po SGEL :

Une entrée en matière importante pour les Verts, qui attendaient beaucoup de leurs joueurs. En tant que capitaine, j’avais essayé de bien brieffer tout le monde afin qu’ils soient prêts aussi bien physiquement que mentalement. Malheureusement, le résultat ne fut pas au rendez-vous puisque les Pointeurs s’inclinèrent 4 à 2, et ce malgré de somptueuses réalisations de son très prometteur espoir Serge Bianco.

Même si cette défaite fit mal aux Verts, elle ne les abattit pourtant point.

  • 30/11 – Sciences Po SGEL – ENSTA Paristech :

A l’approche de la Toussaint, les Pointeurs ont livré un hommage tout particulier à la fête des morts qui arrivait. Après une première mi-temps d’une inertie folle ponctuée de belles erreurs techniques, les Verts ont trouvé judicieux de se réveiller à dix minutes du terme, rendant le match passionnant pendant ces quelques brides d’instant où Pierre réussit à semer la pagaille dans la défense adverse. Malgré les percées d’Hugo en fin de match, le score en resta à 3 buts à 2, et les Pointeurs concédèrent leur deuxième défaite en deux matchs de championnat. Mais le pire est à venir chers lecteurs, car si la situation était déjà désespérée en novembre, alors là, y a pas de doute, Winter is Coming…

  • 4/12 – ESTACA – Sciences Po SGEL :

Ce premier déplacement de la saison pour les Pointeurs ne fut pas pour ravir tous les joueurs, qui espéraient en effet jouer ce match devant leurs supporters. Malheureusement, le capitaine de l’ESTACA, malgré sa formation d’ingénieur, eut visiblement du match à utiliser son téléphone, et, nous fûmes contraints à un exploit en terre hostile, à la Verrière. Et évidemment, après 15 minutes de jeu, le bateau prit l’eau. 3 buts d’affilée mirent à mal la jeune et fraîche défense centrale composée d’Antoine et de Maël, qui rendirent vite les armes face aux envolées d’une équipe supérieure dans tous les compartiments du jeu. Malgré un soutien des quatrième années arrivés en retard, le score fut sévère pour des Pointeurs combatifs, et le 5-1 fit l’effet d’une claque à la fin du match. A ce stade, les espoirs de montée étaient anéantis, et la descente se rapprochait dangereusement…

  • 7/12 – PSB – Sciences Po SGEL :

On a fait comme sur LoL, on les a report. Coincé entre une centrale électrique et une portion étriquée du périphérique parisien, le stade de la tour à parachute présentait un décor parfait à la boucherie qui allait se profiler. L’équipe de PSB, tristement célèbre pour son football plus comparable à la boxe thaïlandaise qu’au tiki taka barcelonais, se fit de nouveau remarquer dans l’impact et le jeu physique. Marius, malgré un bon début de match, put goûter au confort de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière après s’être fait littéralement découper par le « défenseur » de la PSB, qui après avoir violemment taclé Marius s’en est retourné dans son camp comme si de rien n’était. Un pugilat a alors éclaté entre les deux équipes au moment où l’arbitre indiquait aux acteurs de reprendre le jeu, voyant bien que Marius ne pouvait se relever. Les esprits enfin calmés, le jeu put reprendre, sous les sifflets des supporters avinés de la « Paris Business School » (rien que ça). Le match se termina dans la confusion générale, après un envahissement de terrain des supporters, qui, sans le savoir, ont condamné leur équipe au forfait, puisque le rapport d’Arthur à la ligue s’avéra fructueux. Le match fut donc remporté par nos joueurs sur tapis vert. Un moindre mal.

PS : dédicace à Alban qui a accompagné Marius à l’hôpital et qui est resté avec lui toute la soirée. Et mercé chef.

  • 14/12 – Lycée Sainte Geneviève – Sciences Po SGEL :

Sorti du contexte de la PSB, il fallait se mouiller la nuque pour passer des brigands du 13ème arrondissement à l’élite versaillaise de l’excellente prépa Ginette. Après de courtois échanges avec nos adversaires, nous avons grandement sympathisé avec ces derniers. Leur accueil nous a d’ailleurs tellement fait chaud au cœur que nous décidâmes de leur offrir le match. Et pourquoi pas, on est fair play à Saint Ger, non ? Arthur s’est chargé d’offrir un but sur un plateau à l’attaquant adverse, mettant en avant le fait qu’il était un gentleman avant tout. Le résultat est sans appel : 4-1, et ce malgré toute l’énergie dépensée par Senech, et le genou dont il a fait dont au synthétique versaillais. Bref, direction la bataille pour le maintien.

La deuxième phase fera l’objet d’une ellipse, puisque les forfaits consécutifs de Novancia, de l’ENSEA, de l’ISG et de l’ESPCI assurèrent un maintien confortable à l’équipe.
Il est à noter que trois matchs seulement furent disputés, dont une cinglante défaite contre Telecom, un nul contre Amos obtenu à la dernière minute grâce à une tête d’Arthur, et une défaite logique contre PSB.

  • Le KRIT :

Assurément le clou de la saison. Après de piètres performances en championnat, les Pointeurs comptaient redonner des couleurs à leur institution en verdissant le Krit strasbourgeois. Après avoir hérité en novembre d’une poule assez corsée, composée de Paris, de Lyon et de Rennes, les Pointeurs savaient que la tâche serait ardue.
Après le forfait de son gardien Maël, blessé sur le terrain la semaine qui précéda le Krit, l’équipe du jouer le tournoi à dix.

  • PARIS :
    Si le naufrage était attendu, ce n’est pas exactement ce qui s’est passé contre Paris. Après une belle entame de match, les Pointeurs firent jeu égal avec l’ogre parisien, cependant délesté de ses cadres. Raian, Hugo et Arthus étaient parfaitement concentrés derrière, jusqu’à ce qu’un coup de pied arrêté, puis un second, fasse craquer l’équipe. Au final, et après une vaillante prestation de l’équipe, le score fut lourd, bien que sévère, et le 4-0 aurait pu n’être qu’un 2-1.

 

  • LYON :
    Après avoir perdu sur blessure contre Paris, l’équipe devait démarrer le match à 9 contre 11. Le moral dans les chaussettes, les chaussettes dans les chaussures, et les chaussures enfouies dans le synthétique, les Pointeurs ont tenté par désespoir de se libérer du poids qui pesait sur leurs épaules. Un match très peu pris à la sérieuse, un échauffement fait par-dessus la jambe, et de franches embrassades poussèrent la mentalité district de l’équipe à son paroxysme.
    Mais sur le terrain, une vraie équipe soudée fit face. Tout le monde était concerné. Il sembla même que la défense à trois était encore plus à l’aise à trois qu’à quatre. Alors que les minutes défilaient, les Pointeurs prenaient confiance en leur jeu, qui n’eut jamais semblé aussi au point. Les passes arrivaient dans les pieds, les frappes étaient cadrées et les dribbles réussis. A la mi-temps, tout le monde prenait conscience de l’exploit qui se profilait…
    Au retour du vestiaire, les Pointeurs montrèrent de nouveau cette envie si caractéristique. Timothée récupérait un nombre incroyable de ballons, Grégoire taclait parfaitement, Hugo relançait proprement, et Antoine mettait même de terribles râteaux aux joueurs lyonnais. On espère que le torticolis des Dragonnes va mieux d’ailleurs, on les embrasse.
    Bref, toute l’équipe était au diapason, et les Dragonnes commençaient à s’énerver, et à s’embrouiller dans le jeu. Après un énième gain de temps d’Arthur, le stress était à son maximum. Qui allait craquer ? Visiblement la cheville de Timothée. Après avoir donné son corps à l’équipe, le fidèle box to box des Pointeurs se vit contraint d’abandonner à cinq minutes du terme.
    A 8 contre 11, j’ai peine à décrire les moments que j’ai vécu en tant que footballeur. Harassé par la fatigué, tétanisé par l’angoisse, je ne tenais plus. Mais il le fallait. Je n’ai jamais vu un collectif aussi soudé que durant ces 5 dernières minutes du match. La délivrance fut sifflée, et l’équipe laissa éclater sa joie et son allégresse a plus totale. La foule était en liesse, et même les supporters des autres IEP nous virent ce jour là comme des guerriers.
    Quel grand match, quel pied putain, quel pied. Après avoir vu ça on peut mourir tranquille.

 

  • RENNES :
    Le dernier match des Pointeurs se déroula comme un parcours de santé, une ballade, une cure, une thalasso. L’essentiel du Krit était sauvé avec ce nul contre Lyon, et l’effectif rennais, qui n’avait pas forcément les idées claires malgré l’heure déjà très matinale, terrassa une pauvre équipe de Sciences Po Saint Germain, qui fit pâle figure. Grégoire offrit même un but à l’attaquant rennais… Peut être avait il déjà l’esprit occupé au show des poms poms qui devait avoir lieu le soir même… Mais ça c’est une autre histoire ! L’aventure des Pointeurs s’acheva donc sur cette ultime défaite à Strasbourg contre Rennes.

Si, en tant que capitaine, je dois conclure cette revue de la saison 2017/2018, je dirais avec beaucoup de fierté que j’ai dirigé la plus belle équipe qu’il m’a été donné de diriger depuis que j’ai commencé à entraîner. J’ai vu au cours de la saison se former une vraie cohésion, une véritable osmose entre les joueurs. Je me remémorerai encore longtemps cette année qui fut pénible sur le plan comptable (aucune victoire je le rappelle), mais tellement épanouissante sur le plan humain.

Mais évidemment, et comme toutes les belles histoires ont une fin, il est temps pour moi de rendre le flambeau, et de laisser les Pointeurs écrire une nouvelle page de leur jeune histoire. Pour ce faire, j’ai désigné deux capitaines pour la prochaine saison : Florian Théry, et Pierre Bianco. Je crois en cette association pour la suite, je sais qu’ils feront de grandes choses.

J’aimerais pour finir remercier tous les gars qui ont participé à un match avec nous cette année : Peyman, Adelind, Pierre, Etienne, Thomas, Axel, Adrien, Timothée, Antoine , Arthur, Antoine G, Mael, Grégoire, Marius, Raian, Arthus, Andrea, Maxime, Timothée, Matéo, Hugo, Vincent, et Christian.

Bon vent les gars, et courage pour la suite. Et même si un jour vous en venez à être découragés, n’oubliez pas un truc primordial, qui vous sauvera quand vous serez dans l’impasse : les Pointeurs c’est pas la coupe du monde.

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