Pensées à un homme d’il y a 104 ans résonnant toujours dans nos esprits

Souvenons-nous du porte-étendard de la République sociale dont la devise de notre patrie «Liberté-Egalité-Fraternité» était gravée profondément dans son âme aussi durement que sur les frontons de nos bâtiments publics. De même, c’est son idéal d’émancipation du peuple, par le peuple et pour le peuple, qui lui était puissamment chevillé au corps. Pour Carmaux, Paris, la France et le reste du monde, il est devenu la voie des sans-voix.

Rappelons-nous de ce fervent humaniste aux convictions franchissant les frontières et faisant fi des différences. Il montait au créneau pour défendre la paix, juché sur son cheval de bataille : l’internationalisme.

Mais : « On a tué Jaurès » ! On a immolé cet ardent amoureux de la vie ! On a assassiné ce
parangon d’humanité.
C’était au 146 rue de Montmartre à Paris, café du Croissant, le 31 juillet 1914.
C’était à l’aube de la « Grande Guerre », celle qu’il souhaitait que le monde évite à tout prix.

C’était Raoul Villain.

Oui, nommons ce fou dont la raison a sombré dans les limbes de la haine !

Nommons celui qui a tué l’homme qui ne voulait de lutte que celle des classes.
Nommons-le pour ne pas oublier quels malheurs son action a par la suite provoqués.
Nommons-le pour ne pas oublier que ce qui animait ce tueur, anime encore aujourd’hui
nombre d’individus.
Nommons-le pour ne pas oublier ces ennemis des peuples, ceux qui en agitent les passions et en exploitent les souffrances sociales, clamant la haine du prochain.

Nommons-le pour ne pas oublier que Raoul Villain était aussi une victime : les cupides industriels de l’armement ont cyniquement soufflé sur les braises du nationalisme, ayant pour seule fin l’accumulation au détriment de tout.

Alors commémorons aujourd’hui, et conservons dans notre conscience, celui qui s’est dédié à la cause humaniste en se décidant à être l’architecte altruiste et logique de son temps. Avec ses mains édificatrices, unifiant les socialismes, il a bâti en 1905 les fondations du grand parti – à son époque – de ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre : la Section française de l’internationale ouvrière.

Il se levait chaque jour afin que l’Humain ait connaissance des tenants et aboutissants de son travail ; que chacun ait la préhension du temps long ; que tous aient pleinement la maîtrise de leur existence.

Jean Jaurès, nous te remettons.

Marius Matty

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