A bon entendeur, salut

05/03/2018.

A l’heure où les bureaux des associations commencent à chercher leur relève, il n’y aura pas d’édito optimiste de la part du Grand Pari. Bien que notre relève semble assurée, un autre problème se pose à nous.

Voyez-vous, nous sommes une des seules associations qui ne peut pas fonctionner qu’avec un bureau. L’essence-même du Grand Pari, comme de tout journal, réside dans la participation, l’engagement que tout un chacun met dans la rédaction d’articles. La mort d’un journal, c’est le manque de rédacteurs car sans article, plus de journal. CQFD

Nous pouvons publier, éditer, corriger mais nous ne pouvons pas écrire dix articles par édition pour combler le cruel manque d’articles que nous observons avec tristesse depuis janvier. Le problème est clair : le Grand Pari a besoin de rédacteurs. Et s’engager dans le comité de rédaction d’un journal, ce n’est pas s’engager à la légère et écrire pour une édition sur trois.

Depuis le début de l’année, nous avons reçu un certain nombre de critiques (que nous n’avons, bien évidemment, pas pris personnellement) et avec lesquelles – tout au moins pour la plupart – nous sommes en accord. Ces remarques concernaient la qualité des articles et la publication de tribunes. Nous sommes d’accord. Un article, c’est un travail d’argumentation de fond qui demande recherches, réflexion, et organisation. Qu’importe l’opinion exprimée, le plus important est l’argumentation qui appuie cette même-opinion. La rédaction d’un article construit nécessite donc du temps, de l’investissement. Nous savons que les rédacteurs du Grand Pari peuvent y arriver.

Voilà un premier point. Le deuxième, plus capital encore que le précédent, réside dans l’absence d’un nombre suffisant d’articles reçus pour pouvoir lancer une édition conséquente. En quoi cela vous concerne-t-il, nous direz-vous ? Plusieurs points permettent de répondre à cette question.

Tout d’abord, il nous semblait normal que chacun puisse avoir un aperçu de la « crise » à laquelle nous faisons face aujourd’hui. L’enjeu n’est pas de dénoncer, mais plutôt de comprendre ; une sorte d’écho à notre amour pour la presse, si j’ose dire.

C’est dans cette optique que s’inscrit notre deuxième point. Ne paraît-il pas absurde qu’un Institut d’Etudes Politiques connaisse ainsi un manque d’articles pour son journal ? La presse est pourtant la nourriture préférée des sciences-pistes, si l’on peut dire, car nous avons recours à elle tous les jours. Rendons-lui justice comme il se doit.

Finalement, si l’édito de cette édition de mars est consacré à un sujet aussi sensible, sachez que l’idée n’est pas de lancer ce que certains appelleraient une « polémique ». L’objectif est d’appeler à une réflexion commune, c’est certain, mais en aucun cas il n’est question de pointer des doigts accusateurs sur qui que ce soit. C’est pourquoi cet article reste général.

Nous faisons ici appel à votre amour de la presse, qui est aujourd’hui menacée ici comme ailleurs. Plutôt que d’écrire un post facebook qui deviendra l’arène d’un combat sans merci où arguments similaires se succèderont sans but précis, argumentez vos propos pour obtenir l’attention des autres. A l’heure où toutes les opinions sont visibles, nous défendons l’idée que toutes les opinions ne se valent pas. Car une opinion argumentée vaut toujours plus qu’une opinion tweetée entre deux gorgées de café.

A bon entendeur, salut.

La Rédaction.

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