$QUEEN POUR LES NULS

Désolé citoyen(ne)s, je ne parlerai pas de politique !

Pourquoi écrire sur Queen ? Il y a déjà des milliers de vidéos et d’articles sur Internet sur ce groupe de rock fantastique dont je suis un absolu fanatique.

Le film Bohemian Rhapsody ayant été un succès planétaire, j’ai eu envie, non de vous faire partager certaines anecdotes sur la clé de voûte : Freddie Mercury. Tout est là.

Je pars, sans me tromper, de l’apostat que ceux qui n’aiment pas ou méconnaissent ce chanteur sont peu nombreux sur Terre. Sans forcément connaître les titres et encore moins les paroles, on a tous déjà entendu du Queen ; chacun aime forcément au moins un titre.

Du même coup, je vous propose une fiche de synthèse qui résume assez, je pense, le génie de l’homme sans qui le groupe et la musique n’auraient pas existé.

Aucune ambition ni prétention ici, je veux simplement saupoudrer votre journée de quelques éléments que j’ai découverts après des centaines d’heures d’écoutes et de lectures sur le sujet. Je ne suis certes pas objectif mais ce qui suit est sans équivoque.

God save Queen !

Bohemian Rhapsody, We Are The Champions, We Will Rock You, Don’t Stop Me Now, Another One Bites The Dust, I Wan’t To Break Free, Radio Ga Ga, A Kind of Magic ou The Show Must Go On sont les plus célèbres chefs-d’œuvre de Queen.

Pour les plus initiés, il y a I Want It All, Somebody to Love, One Vision, Who Wants To Live Forever, Crazy Little Thing Called Love, Love Of My Life, You’re My Best Friend, Killer Queen, Bicycle Race, Hammer To Fall, Scandal, Friends Will Be Friends, Princes Of The Universe, Body Language, I Was Born to Love You.

Le guitariste Brian May (astrophysicien respecté et Guitar Hero), le batteur Roger Taylor (un des meilleurs de son époque), le bassiste John Deacon (excellent électronicien) et le pianiste-chanteur Freddie Mercury (une des meilleures voix de tous les temps), tous brillants dans leur domaine, ont fait vivre puis régner Queen pendant 20 ans à partir de 1970. Si le groupe existe toujours, il n’y a plus de créations, de musiques nouvelles, seulement des tournées qui se raréfient sans Deacon (démissionnaire) et Mercury (mort en 1991), que des chanteurs ont voulu remplacer sans succès. Ainsi pour les vrais fans du groupe, celui-ci s’est arrêté avec la disparition du chanteur.

Freddie Mercury était en effet le cœur battant de l’entreprise, l’emblème, le charisme. Pourquoi a-t-il choisi le nom « Queen » : la reine d’Angleterre est l’une des personnes les plus connues et respectées au monde, le mot se prononce facilement et se reconnaît dans toutes les langues ; ambition de régner sur la musique rock, d’être des rois. Le comble, c’est qu’Elisabeth II elle-même recevait à Buckingham Palace des courriers officiels d’États réclamant chez eux la tenue de concerts par le groupe, et qu’elle a autorisé la diffusion de timbres en Grande-Bretagne non à son effigie mais à celle de Queen ! Double pied-de-nez, même si Freddie n’était pas anglais, c’est amusant puisqu’il avait une collection de timbres d’une valeur de plusieurs millions de livres sterling.

Après plus de 300 millions d’albums (et non de disques) vendus, Queen conserve de par le monde encore des millions d’inconditionnels. Selon le livre Guinness des records, l’Official International Queen Club est le plus ancien fan club de groupe rock au monde. Si Michael Jackson est le roi de la pop et Elvis Presley le King du blues, Freddie Mercury demeure le roi du rock.

Il a dessiné le logo, écrit la plupart des chansons, auteur-compositeur-interprète abouti, ses potes et lui ont été des pionniers notamment du clip vidéo (celui si long et si étrange de Bohemian Rhapsody) en 1975. Si personne n’avait misé un kopek sur elle au début, cette chanson opéra-glam rock-hard rock, la plus écoutée aujourd’hui en streaming, est devenue immortelle, géniale et ne contient pourtant aucun message. Morceau le plus populaire au monde en ce début de XXIe siècle. Classe, non ?

Parlons de Freddie Mercury, être éminemment singulier : il disait ne savoir rien faire dans la vie, ni conduire, ni « faire cuire un œuf » ; il aimait s’amuser, faire la fête, boire, se droguer, faire l’amour et surtout chanter ! Il a donc travaillé pour être, « non une star, mais une légende ». Sans un fort égo, on ne perce pas. Il a dédié sa vie au plaisir et à la chanson : « I am a musical prostitute ».

Sex Symbol de la fin des 1970’s, excentrique et provocateur comme on l’aime : quand, au Live Aid, il montre son cul devant 100 000 personnes et presque 1 milliard de téléspectateurs dans le monde entier ou quand il déclare sur le plateau de la première chaine de télé anglaise en 1985 : « I want everybody to get fucked, all night, everyday, just like I do ». Du génie quand on connait la pudeur, la froideur, l’archaïsme de la royauté à l’époque (et toujours d’ailleurs) à l’égard de la sexualité. Bisexuel, il le revendiquait ouvertement, tout le monde le savait et l’adulait pour ça, il participait de « l’ouverture » de la monarchie sur le monde sur cette question : il aurait pu être fait Chevalier de l’Ordre de l’Empire Britannique (comme Sir Elton John plus tard, tout autant fer de lance de la musique britannique et bisexuel).

Moustache, débardeur, grosses dents, tirant la langue à l’envie, exhibant son cul, lançant des baisers par centaines au public qu’il appelait sans arrêt (« my loves, my beauties, sugar, darling, babe »), Freddie est et sera admiré des plus grands : Michael Jackson, Elton John, George Michael, The Beatles, The Rolling Stones, Pink Floyd, David Bowie, Nirvana, Metallica, Madonna, Guns N’Roses, Robbie Williams, Green Day, Lady Gaga, Muse… J’ai foulé moi-même l’étoile du groupe à Los Angeles sur le Hollywood Walk of Fame !

Les enchères dans le monde s’arrachent les objets lui ayant appartenu : exemple, un costume vendu 150 000 $ qu’il n’avait porté en 1977 à Houston que deux heures. Pourquoi est-ce si prisé ? Parce qu’à la mort de Freddie Mercury, son ex-petite amie Mary Austin, sa conseillère-confidente et meilleure amie par la suite, a décidé de brûler tous ses vêtements, et de laisser son énorme maison du centre de Londres telle quelle, soit un petit musée encore inaccessible et d’une valeur d’environ 50 millions de livre sterling.

Le film : Biopic le plus rentable de l’histoire du cinéma, Golden Globe + 4 Oscars en 2019, 900 millions de dollars d’entrées, pas loin du 1 Milliard de recettes dépassé par Star Wars ! Succès total, au-delà des espérances même de la production qui a ramé depuis 10 ans pour trouver les acteurs et les fonds au vu de l’ambition du film. Peut-être un 2e en préparation ? Dans 3-4 ans ? Sur la maladie de Freddie ? Succès en France (+ 4,37 millions de tickets vendus) alors-même que les bouffeurs de grenouilles n’aiment pas tellement les biopics. Au passage, le film passe encore chez nous dans quelques salles « en province » comme vous dites (il est sorti fin octobre et passe encore en avril !).

En parallèle du film, de nombreuses publicités actuelles notamment françaises reprennent comme thèmes du Queen : Dacia, Coca-Cola, Orange, L’Oréal… mais aussi des bandes-son de jeux vidéo comme Clash Royal ou GTA 5 par exemple. Don’t Stop Me Now et Another One Bites The Dust ont souvent été réutilisés par les publicitaires car la première chanson a été scientifiquement déclarée comme « chanson du bonheur » et la seconde est très entraînante et corporelle. Très reconnaissables, immédiates et vendeuses, quoi.

Queen a été désigné officiellement, par le public votant et par les professionnels de l’industrie du disque : « Meilleur groupe britannique de tous les temps », « Contribution exceptionnelle à la musique », « Meilleur groupe des années 1980 », « Meilleur performance live de tous les temps » (Live Aid, Stade Wembley de Londres, 13 juillet 1985).

Queen c’est 970 concerts en 15 ans soit 65/an (je les ai moi-même comptés un par un) ! Queen a souvent transgressé les règles notamment politiques : censuré quelque temps au Royaume-Uni pour Bicycle Race (1979), Body Language (1982) et aux USA pour I Want To Break Free (1984), se rapprochant soi-disant trop de l’exhibitionnisme voire de la pornographie… Le groupe est allé jouer en 1981, 1984 et 1986 dans des lieux soit peu fréquents soit interdits : dans des dictatures sud-américaines (Venezuela, Brésil, Argentine), en Afrique du Sud sous l’apartheid (où I Want to Break Free a particulièrement plu) et en Hongrie derrière le « Rideau de fer ». De ce fait, l’Europe de l’Est et l’Amérique Latine, beaucoup plus que les USA étrangement, ont été des bastions pour Queen, extrêmement populaire encore. Artistes les mieux payés du monde selon le Guinness des Records, l’apogée a été atteint en 1986, malheureusement dernière année de concerts pour le groupe, des concerts allant de 80 000 à 251 000 personnes (c’est l’époque du fameux bolero jaune moutarde).

Pourquoi la fin des concerts en 1986 ? Freddie Mercury avait une voix scientifiquement parlant hors du commun (4 octaves) alors que la moyenne est de 2 et qu’un piano en a 7. Baryton qui pouvait se faire ténor, il pouvait faire un rock très grave ou chanter de l’opéra, deux registres où il brilla. Mais malgré ce « don », l’alcool, la cigarette, la cocaïne et la fatigue des tournées ont eu raison de la pureté vocale de ses débuts, pour passer au rauque et au puissant ; clairement, après presque 1000 concerts donnés, le plaisir était toujours intact mais sa gorge n’en pouvait plus. Car, ce qu’on ignore souvent, c’est que le génie de Freddie Mercury, donc de Queen, résidait dans le live et non dans l’album studio. Si les chansons sont super, c’est leur interprétation qui est magnifique : il savait « tenir » sa voix pendant 2h, en n’arrêtant pas de gesticuler jusqu’à perdre 2kg après chaque performance. Il savait capter et captiver le public, outrancier dans les expressions du visage et dans les costumes, comme au théâtre. Si vous voulez vraiment apprécier Queen, regardez les live et non les officiels !

Mais la raison n°1 du retrait des planches de Queen à partir de 1986, c’est la maladie de Freddie Mercury. Le SIDA. Se sachant amoureux des hommes depuis les années 1960 et véritablement depuis 1976, il accumula imprudemment les boîtes gays et les amants, les souterrains du monde entier sans jamais faire attention à rien. Même si personne ne connaissait le sida, il jouait avec le feu. Il contracta le VIH vers 1977-1980 et ressentit les premiers effets à partir de 1984-85-86 (période d’incubation), découvrant sa maladie en 1987 (et non pas avant le Live Aid comme dans le film). A partir de là, descente aux enfers : baisse des apparitions publiques (devient méconnaissable, discret, affaibli et muet devant les caméras), ne sort plus trop de chez lui, tous les symptômes aujourd’hui bien connus (Kaposi, système immunitaire qui s’autodétruit irrémédiablement) le diminuent de mois en mois. Il se sait vite condamné et d’ailleurs n’aurait pas voulu mourir vieux. Seule façon de « continuer de vivre » : chanter. 1988, 1989, 1990 et 1991 les sorties en studio se poursuivent mais le cœur n’y est plus trop, les enregistrements accélérés et de plus en plus problématiques. Il n’arrive plus à marcher, perd ses cheveux, sa vue baisse, a de fortes migraines, est sous perfusion. 1991 : The Show Must Go On, tourné en 1 seule fois, 1 prise, chose rarissime voire quasi impossible. Il descend 1 verre de vodka, fait ces 4’23 minutes de puissance et de beauté. Un chef-d’œuvre qui a lieu de testament à son public. Un mois après, le 23 novembre dans la soirée, il annonce qu’il a le sida, et expire le lendemain.

On ignore aujourd’hui où ont été déposées ses cendres. Mercury était terrorisé à l’idée que son sommeil éternel soit troublé : Il ne voulait pas que qui que ce soit puisse tenter de l’exhumer comme cela s’était produit avec d’autres célébrités. L’obsession des fans peut être extrêmement profonde. Il voulait que cela reste un secret, et cela le restera, personne (exceptée Mary Austin, l’amour de sa vie) ne saura jamais où il est inhumé, car telle est sa volonté. Pas même les parents du défunt…

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