Présentation des artisans de la saison historique des Pointeurs- Saison 2018-2019

La saison des Pointeurs est une réussite. Il ne faut pas avoir peur des mots à l’heure de conclure cette page de l’histoire de l’équipe de foot masculin de Sciences Po Saint-Germain. Ce groupe, il s’est monté il y a cinq ans, après une discussion entre Timothée Talbi et Maxime Sénéchal, qu’ils ne prenaient pas très au sérieux au début. Comment leur en vouloir ? Monter une équipe avec si peu d’élèves, cela relevait presque du risible, quand on voit les mastodontes que sont Paris, Bordeaux, Grenoble qui disposent d’un effectif de 20 voire 30 joueurs au bas mot chaque année, avec des sélections pour élire les meilleurs. A Saint-Ger, la donne était toute autre. Des entrainements à trois parfois pour les 5A en 2014, aucune possibilité d’aligner une équipe la première année. Tout cela a changé lors de l’arrivée de la promotion 2020, et sans exagérer, ce fut une génération dorée. Certains figureront dans la présentation qui suivra, ce seront les premières gloires des Pointeurs, renforçant les rangs des membres fondateurs de l’équipe. Vous le savez, les Pointeurs sont montés presque chaque année au niveau supérieur, partant de la plus basse division, le niveau 4, pour enfin atteindre le Graal grâce à cette année scolaire sublime. Ils disputeront la division 1 en 2019-2020 face à des équipes telles que Sciences Po Paris, l’Essec, Polytechnique, la crème du football « Grandes écoles » du foot universitaire.

Atteindre ce niveau si rapidement, c’était inespéré. Pas aussi vite, pas avec si peu de moyens, et pourtant, ce qui a fait la force de cette équipe, ce sont ses joueurs ainsi que la formidable mentalité dont ils ont fait preuve depuis 4 ans de championnat universitaire désormais. Bilan de l’année : 53 buts inscrits, 28 encaissés (en comptant la demi-finale cinglante contre Polytechnique…), 7 clean-sheets (matchs sans prendre de but), une troisième place au Crit avec la meilleure défense de la compétition, 13 victoires au total, 5 défaites. Et enfin, Najib a dû suffisamment l’annoncer sur les réseaux, la montée en niveau 1 qui apparait comme une consécration de tous les efforts des capitaines successifs, des joueurs, des supporters mêmes, pour atteindre le summum.

Sans plus attendre, la présentation des joueurs qui ont, encore une fois, fait l’histoire de cette saison historique 2018-2019.

Gardiens :

Noé BEULZ : Gardien éphémère des Pointeurs, qui s’est signalé surtout en début d’année. D’un tempérament jovial, Noé était à la lutte avec Nicolas (un peu de concurrence ne fait jamais de mal) pour savoir qui des deux serait le titulaire dans la cage des Pointeurs. Nous ayant impressionné par sa pointure- il a déclamé sans pression aucune qu’il chaussait du 50- il aura participé au premier match amical des Pointeurs face à Sciences Po Paris (2), remporté 2-1 par nos soins. Après, il s’est accordé une retraite bien méritée et s’en est allé vers d’autres cieux plus rugueux peut-être, avec l’équipe de la Belle Alliance de rugby au Crit.

Nicolas LUCIC : Défenseur central de formation, le Croate s’est reconverti au poste de gardien lors de sa 2A. Une réussite. Un ogre aurait peur de cet homme, ses ancêtres seraient fiers de ses envolées lyriques lorsqu’il se met à rameuter sa défense par sa voix tonitruante sur le terrain. D’ailleurs dans les cages, Nico nous a fait une saison de grande classe. 7 clean-sheets, un record quand celui-ci n’était que de deux il y a deux ans pour lui. La meilleure défense du Crit aussi est à accrocher à son palmarès. Des parades fantastiques (comme ses 17 arrêts contre l’ESIEE), quelques bourdes aussi, sinon ce ne serait pas notre Nico. Mais un homme en or et dévoué pour préserver son équipe des joutes adverses. Gants Lloris d’or.  

Défenseurs :

Enzo VILLET : Transfuge de l’AS minorité, Enzo évoluait par séquences en tant que défenseur droit. Assez timide dans une équipe avec de forts caractères, il a progressé à chaque séance, et aurait pu aspirer à disputer plus de rencontres. Il nous a malheureusement quittés en cours de saison, mais la porte est toujours ouverte pour lui l’an prochain.

Zilan COKYIGIT : Ah Zizou, s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Grande gueule, tempérament de feu, ce robuste soldat a rendu de fiers services à l’équipe. Naviguant entre le côté gauche et le côté droit de la défense, il a toujours tenu son rang à chaque match. Capable de coups de sang comme son « célèbre » crachat au pied d’un arbitre au Crit, il n’en est pas moins un ami adorable. Créateur d’ambiance de l’équipe, sa bonne humeur et sa solidité défensive nous auront bien servies pendant l’année. Il est plus fort qu’il ne le croit, et ses tâcles assassins ayant causés quelques penalties n’y changeront rien, il était un titulaire indiscutable. Cafu.

Najib BAYOUMI : La Star des réseaux sociaux. Qui n’a pas lu ou entendu un « Tuez le goal », « On joue le titre », « Les Pointeurs sur le podium » par le joyeux luron de la bande des Pointeurs. Sur le terrain, c’est un défenseur appliqué, sérieux, très impressionnant physiquement au Crit (tu m’avais pas menti quand tu m’avais assuré que tu te préparais en Grèce). Il reviendra en force l’année prochaine pour tenir le couloir droit de la défense des Pointeurs avec toute son application reconnue et ses frappes de forain sur les penalties (eh oui, Najib a inscrit un but cette année, tout arrive les amis). Sergi Roberto.

Arthus PIERRETTE : L’homme aux trois poumons. Athlète reconnu, Arthus était le titulaire indiscutable occupant le couloir gauche de la défense des Pointeurs. Ses multiples allers-retours sur son côté ont permis de posséder un axe privilégié pour les transmissions de l’équipe et certaines de ses offrandes sur ses centres se sont transformées en buts. Un joueur qui nous manquera l’an prochain. Lizarazu.

Mael LEROUX : Le grand blessé. Sa saison a été tronquée par les blessures. Yoann Gourcuff le jalouse, le trou de la Sécu est dû à Mael mais on lui pardonne. Il a tout de même pu disputer quelques rencontres en fin d’année, qui ont servi l’équipe, et son soutien inconditionnel durant l’année est à saluer. Une patte gauche intéressante pour ce défenseur longiligne (ou gardien à votre convenance). Abou Diaby.

Raian O’NEILL-IDJERAOUI : Progression fulgurante. Pour quelqu’un qui ne joue au foot « que » depuis deux ans, c’est tout simplement solide. Raian est réservé dans la vie mais sur le terrain, il s’est affirmé de match en match. Occupant tous les postes de la défense au gré des besoins, sa technique léchée et son sens du placement nous ont beaucoup apportés. Un crève-cœur qu’il n’est pu participer à l’épopée des Pointeurs au Crit mais ce n’est que partie remise. James Milner.

Tristan BALOCHE : Sans doute le ou en tout cas l’un des défenseurs les plus forts cette saison (le capitaine n’ayant pas à se prononcer sur sa propre saison). Essentiel à la défense centrale des Pointeurs, ses nombreuses interventions, sa capacité d’anticipation, sa relance (son surnom est la Passe Dé, on vous laisse deviner pourquoi) auront été autant d’éléments clés pour la stabilité défensive des Pointeurs. L’un des hommes forts de cette saison réussie. Un compère idéal pour garder les cages de Nicolas inviolées à de nombreuses reprises. Et toujours humble s’il vous plait, parce que l’homme n’était pas assez sympathique comme ça. O’Monstro Silva.

Florian THERY : Pour la description suivante et dans un souci d’objectivité (piètrement respecté) la plume revient à celle qui saura le décrire mieux que quiconque.

Sa réputation n’est plus à prouver : après un an à fouler les terrains madrilènes, El Capitano reprend du service. Un mental d’acier, une technique solide, un physique imposant : voici le portait de l’un des leaders de cette équipe. Ce défenseur central gauche se démène sur le terrain comme il s’insurge devant un match du LOSC, en témoignent ses 4 buts de la saison. Le co-capitaine, c’est avant tout une voix, ou plutôt le hurlement d’un loup en chasse, qui résonne au gré des coups de sifflets. Pour filer la métaphore, qui n’a rien à emprunter à l’emblème de notre école, il a su guider la meute à chaque rencontre. Cette année, le Bizon avait à coeur de faire chavirer celui des saint-germanois, jusqu’à leur en faire perdre leur voix (pour les plus impliqués). Si Flo maîtrise le show comme personne sur la piste de danse, il ne perd rien de son charisme sur le terrain : seuls les supporters fidèles et les livers assidus pourront se vanter du privilège d’avoir assisté à ses délicieux moments de gloire (lisez : dribbles chaloupées et regards malicieux en direction des supporters, remontées de terrain accompagnées de tacles bien sentis annihilant tout espoir adverse, ou encore célébrations de buts psychédéliques incluant arrachage de maillot et enjambements de barrière pas moins maitrisés que risqués). Pour autant, au-delà du faste glorifiant, le rôle de co-capitaine implique un investissement rigoureux. Prendre cette responsabilité à cœur s’est révélé être une évidence pour notre n°18, qui s’est voulu le porte-parole d’une équipe compétitrice, déterminée et fair-play. Porter le brassard ne lui a pas suffi, et ses amis-coéquipiers ont choisi de réaliser le plus noble des desseins : porter cette équipe jusqu’à la montée. Mission accomplie. Si vous cherchez un passionné pour vibrer au rythme du football, vous l’avez trouvé.

Milieux :

Pierre BIANCO : le co-capitaine de cette saison formidable. Un joueur extrêmement apprécié pour son tempérament calme, apaisant. Défenseur de formation, Juninho s’est reconverti avec brio comme milieu récupérateur/relayeur au sein du trio du milieu des Pointeurs. Maitre artificier (trois coups-francs directs à son actif cette année), assurant très bien les transmissions, il a été un maillon essentiel de la bonne connexion entre attaque et défense. Il a inscrit quelques buts d’anthologie comme son coup-franc de 35 mètres. Sa roublardise digne de la Comedia del Arte nous fera toujours rire, s’amusant à sortir ses adversaires de leur match par ses quelques taquineries glissées à l’oreille. Un départ en 3A attristant mais un joueur marquant de l’histoire des Pointeurs. Andrea Pirlo.

Maxime SENECHAL : El creador. El Fundador. Premier capitaine des Pointeurs, il a accepté de se mettre en retrait au fil des années pour apporter toute sa hargne à l’équipe. Milieu charognard, ancien attaquant (du niveau d’un certain Nolan Roux), sa combativité le caractérise. Ses nombreuses récupérations nous ont fait un bien fou, tout comme son sens du sacrifice, jouant parfois sur une cheville, dépannant admirablement au Crit alors qu’il ne devait pas le disputer initialement. Un rouage essentiel de l’institution Pointeurs. Florent Balmont.

Mathieu FOURNIER : Le talent. Brut. Le meilleur joueur des Pointeurs sans discussion possible. Tout le monde l’affirme, votre cher co-capitaine vous le confirme après 15 années dans le football, des joueurs comme Mathieu, il y en a peu. Numéro 10 de génie, à nouveau meilleur passeur des Pointeurs cette année, l’équipe ne jouait pas de la même façon quand il était absent (ce fut très rare). Organisateur du jeu, rampe de lancement des flèches de l’attaque, ce meneur de jeu à l’ancienne est un élément essentiel de la réussite des Pointeurs. Sa connexion avec Sam a encore fait des merveilles. Sa perte l’an prochain nous coûtera c’est certain. Mais rendons hommage à ce joueur fabuleux, qui n’a jamais cherché la lumière et qui peut s’en aller tranquille, son but contre IGS nous qualifie pour la montée en division 1. El Maestro.

Victor SIMON : La bûche. Avec un physique de bûcheron de 45 ans, Victor s’est brillamment illustré aux côtés de son parrain Pierre pour assurer l’autre relai au milieu et gratter de nombreux ballons. Son sens tactique, sa défense acharnée, son excellent jeu de tête (en témoigne son second but contre Grenoble lors de la petite finale au CRIT) en ont fait un joueur très important de l’effectif. Sa haine de la défaite l’a poussé à déclamer quelques gueulantes mémorables. Il reprendra l’équipe l’an prochain en tant que capitaine, et assurera à la perfection son rôle j’en suis sûr. A l’avenir, tâche de ne pas balayer un adversaire, tu pourrais nous manquer. Gattuso.

Attaquants :

Yann LERAY : El goleador. Meilleur buteur des Pointeurs cette année, le jeune hollandais (oui il est français mais ses origines me font penser qu’il a été formé à l’Ajax, laissez-moi rêver) a fait une entrée fracassante dans l’équipe. A la base, il est milieu de formation le petit quand même. Super timide en dehors des terrains, l’air juvénile, cloppeur invétéré avant chaque match (tu serais pas un héritier de Cruyff toi ?) sans que cela ne joue sur son niveau, il a inscrit des buts d’une classe rare. Ses dribbles déroutants, sa frappe puissante, ses débordements auront déstabilisé nombre de défenses. Un homme fort de la saison et le futur des Pointeurs. Van Basten.

Samuel LE FERRAND : Plus grand attaquant des Pointeurs. Encore auteur d’une quinzaine de buts cette saison et de presque autant de passes décisives, sa saison est encore une immense réussite. Orphelin de son ami et ailier Cauchy (oh mesdames que vous auriez aimé le voir à l’œuvre ce Usain Bolt local), son entente intacte avec Mathieu même après un an en Chine nous aura fait un bien fou. Occupant de manière ultra efficace le front de l’attaque, il a dû céder son titre de meilleur buteur à Yann mais il est pardonné. Son but super précieux contre l’ESTP est un des tournants de la saison. Toujours pas de but au CRIT pour lui mais l’essentiel est ailleurs. Sa perte pour la saison prochaine nous attriste aussi mais il sait déjà que c’est un des plus grands de la courte histoire des Pointeurs. Et il a fait des progrès sur son ego digne de Cantonna. Giroux goleador.

Nils BERNIER : le transfuge d’Angers, néo 4A. Ailier cette saison, Nils a disputé quelques rencontres avec nous avant son départ pour le Pérou. Ayant progressé également, ses débordements ont causé quelques frayeurs adverses. Son activité intéressante demande à être observée de plus près s’il décidait de resigner chez les Pointeurs l’an prochain. Marc Albrighton.  

Marius MATTY : le fragilux de l’équipe. Souvent blessé au même titre que l’ami Leroux, Marius a néanmoins disputé plus de matchs que son compère. Dribbleur fou (un peu trop parfois), avec un cardio plus important qu’il ne le sait lui-même, ses raids en tant qu’ailier droit nous ont bien apportés. Gagnant en efficacité au fil de la saison, il a scoré dans des moments fatidiques, comme pour nous offrir la victoire contre Toulouse au Crit. Un homme bon, un peu hypocondriaque mais qui était titulaire sans problème au sein de notre équipe. Robinho.

Axel BELBECQ : Del Beckam. Rien que ce surnom mérite d’être mentionné. Axel a peu joué avec les Pointeurs mais il mérite d’être cité. Il aura disputé deux rencontres, dont une contre Sciences Po Paris où cet énigmatique gaucher a failli marquer. Se tournant vers le badminton, la porte lui sera toujours ouverte s’il décidait de revenir un jour parmi l’effectif.

Mickael JOHN : Transfuge des B-Ballos, Mike a surtout fait des entrées en tant qu’attaquant pour suppléer les titulaires lorsqu’ils étaient fatigués. Auteur d’une passe décisive, le Sauce God n’a pas démérité pour tenter d’inscrire un but. Sa vitesse était précieuse en contre. Moussa Sow.

Adelind BERNAUD : Joueur très volontaire, présent à quasiment tous les entrainements des Pointeurs, Adelind a progressé. Il a même fait une apparition lors de la courte victoire 1-0 qui a maintenu notre espoir de qualification pour le niveau 1 en avril. Grand caméraman de son état, il suivait assidûment l’équipe dans toutes ses rencontres.

Candide D’AMATO : Connu des Twittos, el Candide était un peu le supersub de l’équipe. Rentrant à chaque fin de match, il apportait son envie dans le pressing pour contrarier la relance adverse. Un but injustement refusé contre Polytechnique (2) ne nous fera jamais oublié sa joie à chaque victoire célébrée avec le reste de l’équipe. Solskjaer.

Adonis LEROYER : Messi, en plus tonique. Une pubalgie lui a fait craindre de rater l’intégralité de la saison mais il n’en fut rien. « Ado » est un ailier virevoltant, capable de dribbler n’importe qui, ayant cassé de multiples reins. Ses percées, ses arabesques sur son côté gauche ont mis au supplice tant d’adversaires. Pour le stopper, accrochez-vous à vos appuis, ou tombez dans l’illégalité et faites faute. Ses slaloms se concluant par un but caractérisent sa saison, tout comme sa montée en puissance dans l’année en lâchant plus la balle qu’à l’accoutumée. Le petit Léo.

Timothée TALBI : El otro fundador. Le narvalo. Autre fondateur des pointeurs, notre glorieux journaliste est venu renforcer l’équipe au Crit. Cet ailier dribbleur, fan du touché de balle de l’extérieur, a donné de nombreux maux de tête à la défense grenobloise surtout, inscrivant le troisième but qui scellera notre victoire en petite finale. Une célébration toute aussi anthologique suivra, la délégation entière accourant vers lui. Merci à toi aussi Tim, un grand monsieur qui était le premier supporter des Pointeurs quand il n’était pas sur le terrain. Quaresma.

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