Vers une réalisation de soi, en quatre accords

2020. Comme tout le monde, tu as déjà dû faire au moins une fois dans ta vie une liste de bonnes résolutions pour la nouvelle année (ne pas procrastiner, faire des fiches tous les soirs… on connaît le refrain). Et je dis « faire », car je sais bien que « tenir » reviendrait à s’aventurer en terre inconnue. Mais rassure-toi, le but de cet article n’est pas de te faire culpabiliser, mais bien de t’aider à aborder plus sereinement les prochains 365 jours sous un nouvel angle. Plus frais, plus sincère et plus motivant !

L’auteur Don Miguel Ruiz a fait un grand pari (et je ne parle pas du journal) : sortir des sentiers battus et abandonner ses idées préconçues pour déconstruire ce qu’il a appris depuis tout petit. Vous l’aurez compris, je vais m’appuyer sur le livre de développement personnel Les quatre accords toltèques, qui m’a personnellement beaucoup touché.

Pour résumer rapidement la pensée de l’auteur, il faut tout d’abord comprendre que celui-ci se base sur le fait que nous avons conclu des « accords » avec nous-même, et ce, tout au long de notre vie. Ces accords sont en fait des enseignements qui peuvent provenir de nos parents, nos professeurs, de nos cercles sociaux ou religieux, etc. Tous participent plus ou moins à la construction de notre identité, en nous inculquant des valeurs auxquelles nous adhérons sans vraiment savoir pourquoi. Cela te rappelle ton cours de socio ? On n’en est pas bien loin !

Prenons un exemple simple. À Noël, presque aucun de nous n’a pu échapper au fameux cadeau douteux et inqualifiable de notre vieille tante. Pourtant, quelle réaction adoptons-nous ? On sourit et on remercie (généralement, généralement). C’est bien la société qui nous impose ce code : en soi, ce cadeau issu du croisement entre un pull et une serpillière, on aurait pu s’en passer… Mais ne nous éloignons pas trop des accords. L’auteur arrive à la mini-conclusion que ces derniers nous gouvernent au quotidien depuis ce processus de « domestication ». Et certains nous rendraient justement malheureux.

Pour être heureux cette année, il faudrait alors commencer par créer de nouveaux accords pour lutter contre toutes ces barrières internes qui entravent la réalisation de soi. L’auteur nous en propose quatre, inutile de préciser que la liste est non-exhaustive et que, si vous lisez jusqu’au bout, je vous ajouterai quelques petits conseils !

Sans plus attendre, voici le premier accord : « Que ta parole soit impeccable ». Dis comme ça, c’est vrai que l’on dirait un charabia insensé. Mais pas tellement. Impeccable signifie « sans péché », le péché étant un acte que l’on commet contre soi-même. Cet accord revient donc à utiliser sa parole à bon escient. Il faut bien comprendre que si A rencontre B et lui dit « tu es bête », en réalité A ne se sert pas de sa parole contre B, mais contre lui-même car A va s’attirer les foudres de B. De même, lorsque l’on se parle à soi-même, on a (trop) souvent tendance à se dévaloriser. Notre petite voix intérieure nous juge en permanence : « je suis vraiment trop nul.le », « je n’y arriverai jamais ». C’est justement en abusant de ce genre d’injonctions que l’on installe un climat d’échec et de perte d’estime de soi. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, il faut se forcer à être plus tolérant envers soi-même et ne pas laisser cette petite voix prendre le dessus.

Le deuxième accord est le suivant : « N’en fais pas une affaire personnelle ». Cet accord me plaît beaucoup car il résume bien les relations entre individus. Par exemple, A critique B pour une quelconque raison, ce dernier se sent alors blessé et va se remettre en question. Malheureusement, ce schéma arrive plus vite que prévu, alors qu’il pouvait souvent être évité. Pour y remédier, il faut souvent comprendre que le problème ne vient pas soi (bon, il ne faut pas non plus toujours remettre la faute sur les autres). Nous avons la fâcheuse tendance de prendre les choses personnellement. Or, si A te fait du mal, c’est parce que cet individu a conclu de faux accords qui le poussent à agir ainsi. Il n’arrive pas encore à régler cela et déporte sa colère. Le problème est donc uniquement entre A et A, tu n’es aucunement responsable de ses actes. Sachant cela, tu éviteras de t’énerver contre A, qui est juste en train de te rapporter son mal-être, pas le tien. Qu’importe que le jugement soit bon ou mauvais, tu connais ta juste valeur.

Le troisième accord est pour moi le plus important : « Ne pas faire de suppositions ». Pas beaucoup à décrypter ici, mais beaucoup à comprendre. Pourquoi supposons-nous ? L’auteur répond à cela que nous cherchons à « combler notre besoin de savoir et remplacer celui de communiquer ». La seule chose à retenir est de vivre l’instant présent, sans penser à ce qui aurait pu être ou à ce qui sera. Qui dit attendre quelque chose de quelqu’un, dit s’attendre à une chose que l’on souhaite, forcément. Et plus grande en sera la déception si ce n’est pas ce qui arrive. Par exemple, on a déjà tous rencontré une personne que l’on a cru pouvoir changer, à tort ou à raison. Or, espérer cela est déjà s’autoriser à souffrir. Les gens ne changent que s’ils le veulent vraiment. Alors à quoi bon s’épuiser à vouloir contrôler quelque chose sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir ?

Le dernier accord, « Fais de ton mieux », conclut parfaitement cette liste. Si tu fais de ton mieux, ton juge intérieur ne pourra rien te reprocher. Bien sûr, ton « mieux » varie selon les jours et il ne faut pas trop en demander. Se donner à 100%, se relever en cas d’échec, voilà déjà une grande avancée.

Bon, ne remets pas en cause toute ton existence non plus. Tout n’est pas que mensonge, et heureusement ! La réflexion de cet auteur, visant à la compréhension et l’intégration de ces quatre nouveaux accords, pourra peut-être t’aider à vivre pleinement avec toi-même. C’est là l’une des voies vers l’autonomie et la libération de soi ! Comme promis, voici une petite liste de choses positives à ne jamais oublier (ça fait toujours du bien). Cette année, tu vas y arriver ! Tu peux le faire. Tu mérites d’être heureux.se. Tu es aimé.e. Crois en toi. Fonce.

Et n’oublie pas que le véritable échec, c’est de ne pas avoir essayé !

À toi de jouer !

Chloé Chamard

Crédits photo : francemontagnes

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