Edito Février : coucou l’apocalypse

Salut la meute ! Cette rentrée 2020 s’est sûrement passée sous les meilleurs auspices possibles, si on occulte la rumeur de la 3ème guerre mondiale, un pays entier en feu, une épidémie mondiale, le retour de la DLE… Bref, on a fait mieux comme début d’année, mais ne vous inquiétez pas, grands fous, la nouvelle édition du Grand Pari est là pour illuminer votre quotidien !

Mais tout d’abord, comment se porte la presse dans notre beau monde qui n’a de cesse de la respecter ? Eh bah c’est pas folichon et c’est peu dire. Tout d’abord, Google assène un sérieux coup à la presse Web en réformant la gestion de ses applications : il sera désormais impossible pour les utilisateurs de retrouver leurs abonnements-presse sur le Web après une décision d’épuration prise par l’entreprise. Cette décision économique pourrait entraîner une partie de la population à perdre son unique contact avec l’actualité. Pendant ce temps à l’échelle mondiale, les journalistes de tous bords continuent de dénoncer l’injustice à leurs risques et périls : le journaliste américain Glenn Greenwald qui a révélé des informations compromettantes sur le gouvernement brésilien est désormais poursuivi pour cybercriminalité par le parquet du même pays, tandis qu’au Maroc, le journaliste Omar Radi est emprisonné depuis deux mois pour avoir tweeté une tribune dénonçant l’injustice sociale et la corruption. La presse est encore à l’international un contre-pouvoir craint par les politiques, ce qui amène à des conséquences encore plus violentes. En effet, à Athènes lors d’une manifestation « anti-immigration », le journaliste Thomas Jacobi a violemment été agressé par des militants d’Aube Dorée, groupuscule d’extrême droite, et en France, lors de la manifestation anti-PMA, le journaliste Sébastien Sabiron a lui aussi été pris à parti par des nationalistes. Leur point commun ? La volonté de dénoncer le discours dangereux de l’extrême droite et l’inaction des forces de l’ordre face à ces deux actes de violences.

Mais évidemment, il faut aussi se pencher les bonnes nouvelles journalistiques. Remettre un peu de paillettes dans nos vies quoi. En premier lieu, fin janvier, plusieurs journalistes ont publié une tribune dans Libération pour donner une voix aux organes de presses, tiraillés dans ce contexte de manifestations et de luttes sociales. Cette tribune expose la dégradation des droits sociaux au sein de leur professions et affirme de façon argumentée leur solidarité dans/pour la lutte contre la réforme des retraites. D’autre part, aux États-Unis, en vue de la semaine de l’information, des organes de presses divers de tout horizon (comme « 6 on your Side » par exemple) organisent conférences et activités pour aider et conseiller les étudiants en journalisme, déjà baptisés « la nouvelle génération de l’information ». De même, à Angers, pour le festival Premiers plans, des reporters interviennent face à des lycéens pour étudier la relation entre « le journaliste » et la société. Enfin, Olivier Goujon sort un livre intitulé « Ces cons de journalistes » pour parler de la crise de confiance que subit sa profession : un ouvrage à première vue provocateur, mais qui s’intéresse aussi à la mue de notre société en une démocratie d’opinion.

Mais ce mois de janvier, malgré son arrière-goût de fin du monde, n’a pas découragé les associations sgeloises à remuer toutes les promos. La semaine événement a ouvert le bal et permis à chaque association de s’exprimer à sa façon pour accueillir les étudiants fraîchement revenus des congés de Noël. Puis s’en est suivi la semaine Solidarités, qui a su faire réfléchir les sciencepistes sur le thème de « l’éducation » avec des conférences, des groupes de parole et la fameuse soirée des Loups ont la parole. WORLD a aussi changé les idées d’une bonne partie de la meute avec son accueil des nouveaux internationaux et son voyage à Amsterdam, tandis que le Prix Mirabeau a signé le tout premier événement inter-IEP pour Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Une véritable réussite, qui, à défaut d’offrir une médaille, a offert un véritable moment de cohésion et de festivité pour tous !

Enfin, parce qu’il faut en venir au fait : l’édition de février s’annonce solide et les rédacteurs se sont donnés pour vous offrir des écrits d’exception ! Que ce soient des articles d’actu ou engagés, ils sauront vous porter et vous inspirer ce mois-ci, sur des thèmes variés et des messages puissants !

Alors en espérant un mois de février plus calme que le précédent, et qui de toute façon s’annonce déjà festif (les vendredis matins vont piquer, les séminaires vont voir flou), Le Grand Pari vous invite à vous plonger dans cette édition béton et à profiter de chaque article ! Que ce soit durant les cours, les pauses, sous un plaid ou au lieu de dormir, vous avez tout le temps de profiter des efforts des rédacteurs. De toute façon, si ce mois de janvier nous a bien appris une chose, c’est que le monde n’a pas fini de tourner…

Journalistiquement votre,

Le Bureau du Grand Pari

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :