Mise au point sur le coronavirus

Le 29 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la Santé recensait 6 057 infections au coronavirus dans le monde dont 132 cas ayant entrainé la mort. L’épidémie touche principalement l’Asie avec la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) pour épicentre, mais s’est étendue à l’ensemble du globe avec entre autres cinq cas confirmés aux Etats-Unis et en Allemagne. De tels nombres inquiètent aussi bien les populations que leur gouvernement, comme le dénote la fermeture des frontières aux touristes de Hong Kong, ou bien encore le rapatriement des 3A de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye partis étudier en Chine.

Cette panique généralisée devant une nouvelle épidémie est toutefois à relativiser. Il ne s’agit pas d’une nouvelle peste noire (bien que son foyer de développement soit identique: Hubei 1334). D’abord d’un point de vue prosaïque, le coronavirus ne provoque pas l’apparition de bubons sur l’ensemble du corps.Ensuite le coronavirus est un agent infectieux connu que l’on sait soigner.

Rappelons d’abord qu’il n’existe pas un « coronavirus », effectivement LES coronavirus forment une famille de virus enveloppés qui infectent naturellement les mammifères et les oiseaux. En d’autres termes, il s’agit d’un agent infectieux se développant dans une cellule hôte, qui n’est pas forcément pathogène. L’être humain peut être infecté par 7 types de coronavirus.

Plusieurs souches du virus dont le SARS-CoV sont des agents pathogènes, et entrainent l’infection des voies respiratoires chez l’homme. Ainsi certain rhumes bénins sont dus aux coronavirus.

Avant le cas de Wuhan, une autre épidémie de Coronavirus s’est développée au Moyen-Orient. Une nouvelle souche du virus baptisée MERS (pour Middle East Respiratory Syndrome) -CoV a été découverte en 2012. Entre 2012 et 2013, l’OMS a recensé 1714 cas de MERS-CoV dont 618 se sont avérés mortels. Les transmetteurs de cette souche pourraient avoir été des dromadaires ou des chauves-souris.

Il semble que le coronavirus apparu à Wuhan et baptisé 2019-nCoV, soit une forme de syndrome respiratoire comparable au SARS-CoV. Cette souche est comme la précédente d’origine animale. Toutefois, et contrairement au nombre élevé de contagions, sa létalité est faible en comparaison avec celle des précédentes épidémies de coronavirus, elle serait selon l’OMS de seulement 3%.

Les premiers cas de 2019-nCoV ont été confirmés sur les clients et les marchands du marché au poisson de Wuhan (Chine) et ce à partir du 31 décembre 2019. Toutefois, les mesures de prévention de l’épidémie en particulier la mise en quarantaine des zones touchées n’a été appliquée que quelques semaines plus tard. La ville de Wuhan est placée en quarantaine le 23 janvier 2020 soit 14 jours après le premier décès d’un patient de 61 ans. 2 autres villes de la province de Hubei sont également placées en quarantaine ce jour : Huanggang et Ezhou pour éviter un risque de pandémie. Cela représente la mise en quarantaine de 20 millions d’habitants. Parallèlement à cela, le gouvernement chinois a pris diverses mesures afin de réduire les risques de contamination inter-humain. Notons entre autre la fermeture de divers espaces publics tels que les salles de cinéma, de spectacles et les cybercafés; mais aussi l’obligation de porter un masque facial sous peine d’amende.

Ces mesures n’ont pas empêché la propagation du virus dans le monde. Le premier cas déclaré  hors Chine a été recensé le 20 janvier en Corée du Sud.

Pour l’Organisation mondiale de la Santé, l’épidémie ne constitue pas une « urgence de santé publique de portée internationale ». Elle recommande cependant aux gouvernements le renforcement de la surveillance des infections respiratoires et des cas de pneumonie. Quant aux citoyens ils sont invités à respecter « les règles de base en matière d’hygiène » et à adopter des  « pratique alimentaires saines ». Rien de très drastique en somme. Effectivement, si la contagion et l’infection du 2019-nCoV n’est pas à négliger, elle ne constitue pas un fléau de niveau Dieu (c’est-à-dire pour ceux qui n’auraient pas la référence une menace pour l’humanité entière). D’ailleurs si l’on établit une comparaison avec d’autres types d’infection, le 2019-nCoV apparaît comme un danger minime, en témoigne l’infographie suivante :

Il s’agit donc de protéger les populations sans créer de larges vagues de panique.

Nina Pautre

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