Ne laissons pas Patrick seul

Patrick George Zaki, jeune chercheur égyptien dans une ONG égyptienne des droits humains, étudiant à Bologne en master d’études de genre, a été enlevé le 8 février dernier au Caire. Motif : « atteinte à la sécurité nationale ». Face à cette injustice, les étudiants de Sciences Po Bordeaux se sont mobilisés, pour obtenir de leur directeur une prise de position. Désormais, la mobilisation doit s’étendre, en espérant obtenir de St Germain en Laye le même engagement en faveur de la libération de Patrick Zaki.

Cette disparition n’est d’ailleurs pas la première. En 2016 un premier cas avait déjà ému l’Italie ; celui de Giulio Regeni, lui aussi étudiant. Disparu au Caire, son corps avait à l’époque été retrouvé mutilé, torturé. Une enquête a suivi, sans succès ; l’affaire n’est toujours pas élucidée à ce jour.

Au vu de ce premier cas, la situation de Patrick Zaki a toutes les raisons d’inquiéter. Son avocat, Samuel Tharwat, fait déjà état d’une situation intolérable : interrogation pendant 17 heures, yeux bandés, mains menottées, à l’aéroport. Menaces. Coups portés à l’estomac et au dos. Décharges électriques. Un seul objectif à ces actes de torture : en savoir plus sur son travail de défense des droits humains, dans un pays où ces droits ne sont pas respectés.

Le gouvernement italien a déjà pris position, faisant part de son inquiétude pour la sécurité de l’étudiant. Face à cette situation intolérable, « il faut tout faire pour protéger sa sécurité et éviter que ne se répètent d’insoutenables épisodes de torture », pour reprendre les mots de Peppe De Cristofaro, secrétaire d’Etat adjoint à l’Education. Bien sûr, on peut douter de l’utilité qu’auraient nos voix dans ce combat, n’étant seulement que de jeunes étudiants ni italiens ni égyptiens. Pourtant, une vague de protestations commence dans le milieu universitaire, et, ayant été encouragés par Sciences Po Bordeaux, il nous semblait essentiel d’y joindre nos voix. Une première manifestation a commencé le 9 février dans l’université de Bologne, sous ces mots : « Ne laissons pas Patrick seul ».

Dans ce combat, ne laissons pas les étudiants de Bologne seuls. Un appel a été lancé par le recteur de l’Université, qui n’est pas resté sans réponse. A Sciences Po Bordeaux, les étudiants se sont mobilisés, 245 signatures ont été récoltées, pour un résultat majeur : un soutien du directeur Yves Déloye. Désormais, les étudiants veulent étendre le combat, et ont contacté les associations solidaires de tous les IEPs. C’est donc à nous de reprendre le flambeau, et de porter cette cause à l’IEP, en espérant une prise de position de Mme Braconnier.

En effet, étudiant.e.s comme lui, nous ne pouvons pas laisser Patrick seul. Nous sommes tous étudiants, nous sommes tous sensibilisés aux droits humains, et certains d’entre nous travailleront, comme lui, au sein d’une ONG. Cette situation, intenable, pourrait être celle de l’un de nous. Par solidarité estudiantine, par amour pour les droits humains, et par indignation pour la situation de Patrick, nous vous invitons donc à vous joindre à nous.

Vous retrouverez donc ici deux pétitions ; la première vise à voir le nombre de soutien global. La seconde, bien plus importante, vise à demander à l’administration une prise de position. Si nos voix individuelles peuvent sembler faibles, l’engagement massifs des Sciences Po, des universités, des médias, peut avoir un impact. Alors tous ensemble, ne laissons pas Patrick seul.

Le bureau de Solidarités Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :