Ils nous pissent dessus sans même essayer de nous faire croire qu’il pleut

Essai théorique et politique sur la séparation de l’homme, de l’artiste et de l’oeuvre

On est peut-être déjà passés à autre chose mais les Césars c’était il y a 16 jours. Beaucoup d’infos nous ont inondé entre-temps, mais tâchons de ne pas oublier : un pédo-violeur-criminel court en liberté, il est récompensé à la télé et on a toujours pas cette putain de réponse à la question «Faut-il séparer l’homme de l’artiste ?». Pourtant on en a vu des articles sur le sujet, mais cette question de nature philosophique a été détournée, tant le sujet est virulent.

2 camps : D’un côté, ceux qui prônent une séparation de l’homme et de l’artiste (aka les défenseurs de Polanski), et de l’autre, ceux qui prônent une non-séparation de l’homme et de l’artiste (aka les détracteurs de Polanski). Évidemment nous sommes du bon côté. Le but de cet article n’est pas de discuter de sa culpabilité, ça non merci. Trop souvent nous avons subit des interventions creuses: «Polanski est coupable», ou «Polanski n’est pas coupable». Bien sûr qu’il l’est, coupable, c’est presque sans intérêt de le dire si ce n’est pour répondre aux gens assez fous pour le défendre. Mais dire qu’il est coupable, qu’il doit être condamné, ne répond pas à notre question : Peut-on, et surtout faut il, séparer l’homme de l’artiste ? Plus encore, l’homme de son oeuvre ?

I. Séparation entre l’Homme et l’Artiste ?

A. Séparation entre l’homme et l’artiste

Commençons par une brève définition de nos termes. Qu’entend on par “l’Homme” ? C’est une question métaphysique très profonde mais de manière efficace, ce terme désigne le genre humain dans son intégralité. “L’Homme” en tant qu’espèce se caractérise par sa capacité de raison. Se pose ensuite la question de l’individualité: “l’homme” en tant qu’individu est doté de caractères propres, uniques: profession, personnalité, goûts, sentiments, etc. L’homme peut donc être un artiste, et cet artiste est un homme.
Dans le cadre d’une société, l’homme n’est plus seulement un individu isolé mais une composante d’un groupe multiple. L’appartenance à ce groupe lui donne une seconde identité, en France celle-ci est censée être commune à tous : la citoyenneté. L’homme est donc un individu avec des attributs propres et uniques, et un citoyen dont les droits et les devoirs sont les mêmes pour tous.
Établissons le postulat suivant: “On peut distinguer l’homme de l’artiste”. Cela reviendrait à dire que l’homme et l’artiste ne sont pas les mêmes, qu’ils ont des goûts, une personnalité, un rapport aux autres, (etc) qui diffèrent. Un peu comme si l’homme enfilait un costume d’artiste et qu’il changeait de nature, à l‘image de Peter Parker qui devient Spiderman dans sa combinaison. Il est vrai que de nombreux artistes dégagent une forte énergie en public (en tant qu’artiste) mais sont réputés pour être calmes et réservés en privé (en tant qu’homme). L’artiste peut avoir une personnalité différente de l’homme. Sur ce point, on peut différencier l’homme et l’artiste.

B. Séparation entre l’artiste et le citoyen

Donc, dans le cas de Polanski, peut-on dire qu’il faut séparer l’homme de l’artiste ? NON.
Il n’est pas question ici de savoir si la personnalité de l’homme et de l’artiste peuvent être différenciées. Le réalisateur est accusé de crimes, gravissimes. Dès lors qu’on parle d’un crime la question de la séparation entre l’homme et l’artiste n’a plus de sens. Un citoyen n’as pas de “personnalité”. La question n’est pas de savoir si l’artiste et le citoyen se ressemblent. Si l’homme commet un crime en tant que citoyen, on ne peut pas distinguer son crime d’une partie de son individualité. On ne peut pas dire que c’est le citoyen qui a commis ce crime, et pas l’artiste. C’est le citoyen en tant qu’homme et l’homme en tant qu’artiste qui est responsable. Toutes les facettes de l’individu sont condamnables. On ne peut distinguer l’artiste de sa responsabilité de citoyen. L’artiste est coupable du crime commis, au même titre que l’homme. On ne peut pas différencier l’homme de l’artiste quand l’homme est un criminel. Si l’homme est un criminel, l’artiste l’est aussi.
Alors pourquoi cette question continue de diviser tant de personnes ? Surement parce que le véritable sujet se trouve ailleurs: Peut être que le plus difficile est de savoir s’il faut séparer, non pas l’homme de l’artiste, mais l’homme de son oeuvre.
Dans la suite de l’essai, nous utiliserons le mot “homme” dans le sens expliqué plus haut: l’homme en tant qu’individu responsable, en tant que citoyen.

II. Nécessité de la séparation entre l’Homme et l’oeuvre

A. Principe de droit fondamentale (juridique)

Nous avons constaté que la séparation entre l’homme et l’artiste n’était pas possible, particulièrement dans le cadre pénal: lorsqu’un crime est commis. Il est soumis comme tout autre citoyen à la punition qui lui est due.
S’il ne faut pas séparer l’homme de l’artiste, ou plutôt l’artiste du citoyen, doit-on cependant séparer l’homme de son oeuvre ? Si on ne sépare pas l’homme de l’oeuvre, alors une oeuvre est condamnable automatiquement si son créateur l’est. Pourtant, en France, pour qu’il y ait des droits d’auteurs, il faut que l’oeuvre soit créée selon les choix personnels et subjectifs de l’artiste, et que celle-ci soit “infusée de sa personnalité”. On peut donc dire que les deux sont indissociables.
Cette apparente contradiction n’en est pas une car ici on ne juge pas la personnalité de l’artiste mais ses crimes. Notre propos n’est pas de dire qu’on peut, ou qu’il faut, distinguer l’oeuvre de la personnalité de l’artiste. On ne cherche pas à renier ce lien de paternité entre l’artiste et son oeuvre. Notre propos est que l’on peut, et que l’on doit, dissocier l’oeuvre des crimes commis par l’artiste en tant que citoyen. En effet, une oeuvre ne peut-être tenue responsable des méfaits de son créateur, tout comme on ne punit pas un fils pour les crimes de son père.
On se doit de juger une chose pour son contenu, son essence. Donc, si le contenu de l’oeuvre n’est pas condamnable en soi (propos racistes, violents etc), alors l’oeuvre doit continuer d’exister.

B. Les œuvres réalisées par des criminels dans l’Histoire (historique)

Au delà de ce cadre juridique, des exemples dans l’Histoire peuvent nous faire prendre conscience de l’importance de cette distinction. Si la séparation entre l’homme et l’oeuvre n’avait pas été faite, l’humanité aurait été privée d’une grande partie de son héritage culturel et artistique. Prenons l’exemple de Léonard de Vinci. On ne parlera pas de “quelques défauts”, mais de viol collectif sur mineur. Oui, de la part du “plus grand génie de l’Histoire”. Si nous n’avions pas fait la distinction entre l’homme et son oeuvre, l’horreur des actes commis par cet homme aurait privé l’humanité de ses talents de peintre, d’ingénieur, d’astronome, de philosophe, d’anatomiste, de mathématicien, d’architecte etc. C’est peut-être dur à dire mais bien que Léonard de Vinci soit une ordure sur le plan humain, son travail a changé l’humanité.
La différence avec un cas actuel quelconque, c’est que lui, est mort. L’homme n’existe plus, seule son oeuvre demeure. L’oeuvre non pas comme mémoire de l’homme mais mémoire de l’Histoire. Alors automatiquement, notre esprit humain à tendance à oublier l’Homme et à profiter uniquement de l’oeuvre (parmi les milliards de gens qui connaissent la Joconde, combien savent quelle fut la véritable vie de son créateur ?). Ceci permet de montrer que nous faisons inconsciemment une séparation entre l’homme et son oeuvre, par ignorance, par oubli ou même par indifférence pour des crimes plus que datés. Cette séparation homme/oeuvre est d’autant plus simple lorsque l’homme n’existe plus, mais cet exemple permet de comprendre qu’une distinction est possible .
Pour conclure, nous avons montré que, en termes juridiques, il est nécessaire de ne pas séparer l’homme de l’artiste, en revanche il est nécessaire de différencier l’homme de son oeuvre. Aussi, d’un point de vu plus théorique, disons qu’il est possible et même parfois souhaitable de séparer l’homme de son oeuvre. Il faut apprécier l’oeuvre et seulement elle, dans son essence, qu’importe qui en est le créateur : un homme, une femme, un enfant, un meurtrier, ou un escargot. Quand vous regardez la Joconde, j’imagine que vous ne pensez pas à une sodomie collective sur mineur, et c’est bien !

C. L’homme ne peut pas être protégé par son oeuvre (philosophique, politique)

Précédemment, nous avons affirmé qu’il faut séparer l’homme de l’oeuvre, pour protéger l’oeuvre des agissements de son auteur. Prenons maintenant l’idée en sens inverse: Il faut séparer l’homme de l’oeuvre, justement pour que celle-ci ne protège pas son auteur.
Prenons un exemple historique pour illustrer cette idée : Si on ne faisait pas la séparation entre l’homme et l’oeuvre, on pourrait dire: “l’oeuvre de Céline n’a pas le droit d’exister car il est antisémite” Or, en raisonnant par l’absurde, cela reviendrait à dire que si l’oeuvre de Céline a le droit d’exister, alors Céline a le droit d’être antisémite. C’est pourquoi il faut distinguer l’homme de son oeuvre, pour que le droit d’existence de son art ne puisse pas servir à tolérer la nature criminelle de son auteur.
Plus encore, si la séparation entre l’homme et l’oeuvre n’est pas faite, et que l’oeuvre d’un l’homme est superbe, alors certains seraient tentés de tolérer l’homme, de par la grandeur de son oeuvre. Or ceci est inacceptable. Si on doit séparer l’homme de son oeuvre, à aucun moment l’homme ne peut être protégé de la condamnation qui lui est due de part la grandeur de son oeuvre. Séparer l’homme de l’oeuvre ne revient pas à protéger l’artiste, mais au contraire à lui ôter toute possibilité d’utiliser son art comme bouclier, et qu’il soit donc jugé comme tout citoyen.
Ainsi personne ne peut dire “Celine a le droit d’être antisémite car son oeuvre est magnifique” tout comme personne ne peut dire “L’oeuvre de Céline n’a pas le droit d’exister car il est antisémite”. Il en va de même pour l’oeuvre de Polanski.

D. Dissocier l’attachement sentimental du public entre l’homme et l’oeuvre (éhique)

L’attachement sentimental à une oeuvre peut “déborder”. Le fait que l’oeuvre soit intimement liée à l’artiste fait que certains pourront fermer les yeux, faire taire ou minimiser les accusations qui pèsent sur l’artiste car ils n’ont pas envie que ce soit vrai. Non pas parce qu’ils adorent l’artiste en temps qu’homme, non pas parce qu’ils pensent que l’artiste n’est pas capable de commettre des crimes, mais parce que cela salirait l’image d’une oeuvre dont ils sont fans et ils n’en ont pas envie.

Prenons le cas particulier d’un spectateur lambda comme vous et moi :
Il a regardé le pianiste il y a longtemps, sans même savoir qui en était le réalisateur. Il a adoré ce film, il a pleuré devant ce film. Des années après il apprend que Roman Polanski en est le réalisateur et apprend qu’il est un violeur récidiviste et pédophile…Putain fait chier ! Cette information le choc profondément. Il n’a aucun respect pour cet homme qui le répugne.
Si ce spectateur ne fait pas la différence entre l’homme et l’oeuvre, il se retrouve face à deux cas de figure : 1- Comme il est dégoûté par les actes de cet homme, il se sens obligé de rejeter cette oeuvre qu’il apprécie, pour être en accord avec sa conscience morale. 2- Comme il ne peut pas faire de distinction entre le film et son auteur mais qu’il aime énormément ce film, il va (consciemment ou inconsciemment) fermer les yeux sur les actes de l’auteur pour continuer d’apprécier son oeuvre. Ce deuxième cas de figure est guidé par une fatalité de l’amour pour l’oeuvre et devient immoral.

Dans les deux cas présentés, la personne n’aura pas la conscience tranquille. Soit elle est frustrée de devoir se séparer de l’oeuvre, soit elle est frustrée ou culpabilisée de devoir accepter son auteur. Que faire pour que ne le public ne soit pas soumis au choix suivant : faire taire l’oeuvre ou faire taire les actes de l’auteur ?
Si la conscience de cet individu et le poids de la société le laissent faire une séparation entre l’homme et l’oeuvre alors celui-ci n’est plus mît dans une position où il est forcé de prendre parti entre rejeter l’homme et l’oeuvre ou accepter l’homme et l’oeuvre. Il se retrouve dans le postulat suivant «Oui j’apprécie cette oeuvre, je veux pouvoir la regarder, (et dans le même temps) je n’apprécie pas cet homme, ses agissements me dégoûtent et je veux qu’il soit puni pour ses crimes.» Le fait de déculpabiliser le spectateur sur son amour pour une oeuvre permet d’enlever un tabou qui plane sur les actes horribles de son auteur.
Donc, en tant qu’individu dans la société, le spectateur à le droit d’apprécier l’oeuvre et le devoir de condamner son auteur.
Alors, pour les spectateurs, soit l’amour de l’oeuvre n’est pas assez grand pour continuer de l’apprécier en connaissance des crimes de l’auteur (j’arrête de regarder les films de Polanski). Soit leur amour pour l’oeuvre étant trop important, le minimum éthique acceptable pour continuer de regarder ses films serait de faire cette distinction entre homme et œuvre, et de dénoncer les agissements de l’artiste.
Quel que soit le choix du spectateur, dans tous les cas son opinion sur les crimes de l’artiste est la même et la volonté de justice également. Il faudrait donc que nous cessions de nous battre entre nous quand nous sommes du même camp et que notre seule différence est en réalité la grandeur de notre attachement à une oeuvre, qui est subjectif. Supprimer ce pan inutile du débat permet de fédérer le plus de personne possible autour de la seule cause qui importe: la condamnation de ce criminel et la reconnaissance de ses victimes.

III. La question de justice : quelle place pour cette théorie dans un contexte de lutte sociale ?

Bien sûr, ce qui a inspiré cet article en premier lieu théorique, c’est le cas de Roman Polanski, son dernier film «J’accuse» et la récompense qui lui a été attribuée aux Césars.

Si notre théorie s’applique bien sur toute la ligne, il faut cependant se poser la question de la priorité: Qu’est ce qui est le plus important ? Pouvoir regarder son oeuvre ? Non, dans les circonstances actuelles, il y a plus important : Il faut boycotter afin d’envoyer un signal à l’industrie du cinéma et lutter pour la reconnaissance de ses crimes et de ses victimes.

Évidemment, il faut lutter pour que justice soit faite. Pourquoi ne pouvons-nous pas aller regarder son film comme dit précédemment (Cf B) ? Pourquoi «lutter» ? Il faut lutter parce que la justice en temps qu’institution ne fait pas son travail et protège ce criminel, ainsi que tant d’autres, au titre de leur statut social. Comme il n’y a pas de justice, c’est donc à nous citoyen, de lutter pour que justice soit faite.

Le sujet est violent, vif et dur. La protection des puissants fait taire la vérité sur des actes ignobles, on ne reconnaît pas les victimes, on décrédibilise leur parole et leur souffrance au nom du pouvoir. Aucune punition, un criminel court en liberté, gracié par sa profession. Ils n’ont même pas de honte, pas de culpabilité ?
Ce n’est pas supportable. Son impunité est plus que indécente, plus qu’un manque de respect c’est juste une immondice sordide. Voilà pourquoi on lutte. Contre l’abus de pouvoir, contre l’abus des corps. Face à tout ça, nous pouvons facilement nous sentir impuissant. Nous n’avons pour nous que notre indignation, on ne peut que se lever, se casser en claquant la porte et en levant nos majeurs en l’air.

Il serait mal vu par la justice institutionnelle que nous enfermions le réalisateur dans une cave pendant 20 ans afin qu’il purge le temps d’enfermement qui lui est dû. Nous nous exposerions à quelques poursuites pénales qui ce coup-ci, pour sûr, seraient appliquées. Les seules armes qu’il nous reste pour lutter sont alors la manifestation et le boycott. La manifestation comme moyen de clamer haut et fort notre indignation. Le boycott comme moyen de faire payer à l’auteur notre indignation. Le rejet de l’artiste à travers son oeuvre, car c’est le seul terrain où nous pouvons véritablement nous battre et les atteindre eux, ces puissants du cinéma, qui ne sont pas dans la rue. C’est malheureux que nous y soyons contraints, ça ne devrait pas être le cas, mais ici il est de notre responsabilité de le faire car oui, il faut lutter.

Pour rester en accord avec la partie précédente qui consistait à dire qu’on peut faire une différence entre l’homme et son oeuvre, et donc continuer d’apprécier une oeuvre en condamnant l’homme qui l’a créé, nous nous devons d’apporter une réponse à ceux qui (malgré tout) désirent ardemment voir le film «J’accuse». Afin d’éviter de donner du soutien, c’est à dire de l’argent, à l’artiste il suffit de ne pas aller voir le film en salle et d’attendre patiemment que celui ci soit disponible en streaming illégal. Vous pourrez ainsi regarder le film la conscience tranquille, car rassurez vous, le fait de regarder un film en streaming illégal est un crime bien moins grave que ceux reprochés à son réalisateur. Ce conseil est peut être un peu dépassé puisque la première sortie en salle du film fut le 30 Août 2019, mais ceci est valable pour tout autre cas de film qui sortirait par la suite, réalisé par Polanski ou n’importe quel autre réalisateur criminel.

Que dire enfin de cette récompense aux Césars qui a soulevé toute cette polémique, et inspiré de nombreux textes révoltés tel que celui de Virginie Despentes. Cette récompense est outrante car elle envoie un message de mépris de la part de l’industrie du cinéma, un mépris pour les victimes du réalisateur, un mépris pour la vérité, un mépris pour les femmes, un mépris pour ces gens assez fous pour vouloir faire tomber un des leurs, faire tomber un puissant. D’autant plus outrant, c’est de récompenser non pas un film et tous les gens qui ont travaillés dessus, non pas l’oeuvre en elle même, mais de récompenser le réalisateur (l’artiste) et seulement lui, un seul homme, un violeur, et ce, en connaissance de cause. Le doigt d’honneur est double de la part de l’industrie du cinéma et ils ne s’en cachent pas. Pour citer le film Avatar: «Ils nous pissent dessus sans même essayer de nous faire croire qu’il pleut».

La haine est grande, le combat est fort. Mais il ne faut pas se faire emporter par une haine aveugle, Il ne faut pas vouloir se battre contre tout, se perdre dans la colère jusqu’à vouloir se battre contre des œuvres qui ne sont pas condamnables dans leur essence. Il faut rester lucide pour lutter efficacement sur les sujets qui en valent la peine, sans diluer notre énergie ailleurs. Luttons tous ensemble pour la condamnation de ces criminels, pour la condamnation de Polanski, pour la condamnation de ceux qui se croient au dessus des lois, au dessus des hommes, au dessus des femmes. Battons-nous pour que justice soit faite aux victimes, et laissons l’art s’exprimer, car ce n’est pas lui qui mérite notre haine mais bien toutes ces ordures.

Luna Behr et Théo Lsr

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