Rassemblement place de la République en soutien au peuple afghan

Un rassemblement placé sous le signe d’une double demande de soutien au peuple afghan, adressée à la fois à la communauté internationale et à l’état français.

Depuis le retrait effectif des troupes américaines le 30 août 2021, le retour des talibans à la tête de l’Afghanistan menace l’existence de nombreux afghans. Celle des minorités ethniques et religieuses telles les Hazara, mais aussi celles de tous les afghans qui bénéficiaient de l’aide humanitaire de l’ONU et s’en voient privés, les femmes également et notamment les étudiantes forcées de porter le niqab pour aller à l’université. C’est autour de cette cause que SOS Racisme fédérait ce dimanche 5 septembre 2021 des syndicats tels que l’UNEF et la CGT et des associations telles que la Ligue de défense des droits de l’Homme et Amnesty International. Et parmi la foule réunie en début d’après-midi sur la place de la République, la toute récente antenne jeune d’Amnesty International de notre Sciences Po se frayait un chemin pour rejoindre un groupe plus large de militants. Nos étudiants arborants fièrement les autocollants jaunes d’Amnesty International pour ce rassemblement inaugural de l’antenne. 

À 15h, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, prenait la parole pour parler de l’urgence de la situation en Afghanistan et de la nécessité d’accueillir dignement les exilés afghans. Après lui se succédèrent au micro des intervenants afghans, français, jeunes et vieux représentants de diverses associations humanitaires, syndicales ou encore étudiantes. Tous insistant sur les dangers auxquels sont en ce moment même exposées les femmes afghanes, celles qui avaient gagné durement un peu de liberté et qui se voient retirer ce droit fondamental, recensées puis voilées et mariées de force, privées parfois de leurs moyens de subsistance car ne pouvant plus travailler. Ils évoquent les membres de la communauté LGBTQI privés du droit d’exister et la peur que les positions actuelles de la Slovénie (présidant l’UE) n’impose aux pays européens une politique migratoire rigoriste et fermée vis-à-vis des réfugiés afghans. 

Parmi ceux qui élèvent la voix une femme s’exprime en anglais, c’est Zarifa Ghafari une ancienne maire de la province afghane de Wardag. Son père est mort assassiné par les talibans, elle a dû fuir l’Afghanistan et se fait aujourd’hui porte-parole des afghans et des afghanes qui luttent pour leurs droits. À la fin de son intervention elle exhibe ses mains brûlées dans une attaque des talibans comme preuve de la véracité de son récit. Jusqu’à quel point les afghans devront-ils exhiber leur souffrance pour être entendus ? Jusqu’à quand devront ils pleurer et mourir sous les yeux des puissances industrialisées parce que ces dernières « ne peuvent pas accueillir toute la misère du monde » ? Dans quelle mesure peut-on justifier la non assistance à peuple en danger au nom de la lutte contre le terrorisme ? 

un article de Savannah Ruellan

Zarifa Gharafi, maire et réfugiée afghane prenant la parole pour défendre les droits de ses compatriotes
Les étudiants de l’antenne jeune d’Amnesty entourant Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty France
Charlotte Carré, une de nos étudiantes et trésorière de l’antenne de notre école, arborant l’autocollant Amnesty

#afghanistan #amnesty international #rassemblement

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